Affaire des indus avantages accordés aux concessionnaires automobiles : Le procès en appel renvoyé au 26 février


Le procès en appel des deux anciens Premiers ministres, Ahmed Ouyahia et Abdelmalek Sellal, des ex-ministres, Abdelghani Zaalane, Mahdjoub Beda, Youcef Yousfi, Abdessalem Bouchouareb, Nouria Zerhouni, ex-wali de Boumerdès, et des hommes d’affaires, Mohamed Mazouz, Hacène Larbaoui, Mohamed Bairi et Ali Haddad, ainsi que de nombreux fonctionnaires du ministère de l’Industrie, a été reporté, hier, par la cour d’Alger, au 26 février.

La décision a été prise «à la demande» des avocats nouvellement constitués et qui ont besoin d’un délai pour examiner leurs dossiers. Cette affaire a déjà été jugée par le tribunal de Sidi M’hamed, à Alger, et concerne les indus avantages accordés dans le cadre de l’industrie du montage automobile, mais aussi le financement occulte de la campagne électorale du 5e mandat avorté du Président déchu.

De lourdes peines allant de 3 à 15 ans de prison ont été prononcées contre les mis en cause à l’issue d’un méga-procès dont les débats étaient retransmis en direct sur des écrans placés dans le hall du tribunal, et repris par de nombreuses chaînes de télévision privées.

Lors de ce procès, le tribunal a convoqué, en tant que témoin, Saïd Bouteflika, frère et conseiller du Président déchu, ramené de la prison militaire de Blida, mais qui n’a pas voulu répondre aux questions du juge relatives au financement de la campagne électorale du 5e mandat.

La majorité des anciens hauts fonctionnaires ont fait appel de ce jugement et le procès devait avoir lieu hier, mais le juge l’a renvoyé au 26 février, le jour même où Kamel Chikhi, principal accusé dans l’affaire des 701 kg de cocaïne, comparaîtra devant le tribunal de Sidi M’hamed, avec six autres prévenus : l’ex-maire de Ben Aknoun, l’ex-procureur de Boudouaou et son adjoint, le chauffeur personnel de Abdelghani Hamel, l’ex-patron de la police, le fils d’un ancien wali de Relizane et le fils du président Tebboune.

Tous sont poursuivis, non pas pour la cocaïne, mais pour les prétendus services qu’ils auraient rendus à Kamel Chikhi dans le cadre de ses activités immobilières, en contrepartie d’argent ou de biens immobiliers. Cette coïncidence risque d’avoir des incidences sur l’un des deux procès, dans la mesure où une bonne partie du collectif des avocats sont constitués dans les deux affaires. Il leur est impossible d’être présents aux deux procès en même temps.

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