Aéroport d’Alger : un émigré de 70 ans risque la prison pour un drone

Un immigré algérien s’est retrouvé impliqué dans une affaire qui lui risque la prison ferme. Il est accusé d’avoir en sa possession l’appareil « drone » sans autorisation et ce, en raison de son fils.

Tout a commencé lorsque un immigré algérien septuagénaire, qui répond au nom d’Ahmed, s’apprêtait à se rendre en Allemagne. Il a été arrêté à l’aéroport Houari Boumediene à Alger pour avoir en sa possession un avion sans pilote, le drone en l’occurrence. Un appareil sensible qui nécessite une autorisation pour pouvoir l’utiliser sur le territoire national.

L’audience a eu lieu aujourd’hui au tribunal de Dar El-Beida. L’affaire ne concerne pas seulement « Ahmed », mais aussi son fils « Oussama », a-t-on appris du média arabophone « Ennahar ».

Quels arguments ont présenté les coupables ?

Lors de l’audience, le premier coupable « Ahmed » a affirmé avoir acheté l’appareil (drone) du marcher de Tadjenanet dans la wilaya de Mila afin de le réparer de quelques pannes. Des propos qui ont été démentis par le deuxième coupable, son fils « Oussama » en l’occurrence, ajoute la même source.

Ce dernier, affirme que l’appareil en question lui appartient. Il l’a ramené avec lui en Algérie en décembre 2020 pour assister aux funérailles de l’un de ses proches. La mauvaise nouvelle l’a tellement bouleversé qu’il a plié bagages sans rendre compte que l’appareil drone y était.

Le deuxième coupable a également reconnu avoir utilisé le drone et prit des photos dans la wilaya de Batna, sa ville natale. Seulement, il les a supprimés, après avoir su que son appareil nécessite une autorisation pour pouvoir l’utiliser sur le territoire national. Selon la même source, « Oussama » a dû innocenter son père qui a menti car il avait peur d’être condamné d’une peine de prison.

Selon toujours nos confrères d’Ennahar, et après avoir entendu aux deux coupables, le procureur de la république a requis trois mois de prison ferme avec saisit de l’appareil contre « Oussama » et d’appliquer la loi contre « Ahmed ».