A Oran, les manifestants apportent leur soutien aux hirakistes de Mascara


Pour le 51e mardi consécutif, les étudiants, épaulés par des militants du hirak et de simples citoyens, ont marché dans les rues d’Oran pour maintenir la pression sur le pouvoir en place. Hier, leur nombre était quasiment le double de celui de mardi dernier, mais il n’y avait pas là à bomber le torse pour autant : la semaine dernière en effet, le nombre de manifestants mobilisés pour le 50e mardi du hirak estudiantin était inférieur à 100.

Après s’être rassemblés à la place du 1er Novembre, les manifestants ont d’abord observé une minute de silence à la mémoire du jeune militaire mort en martyr le 9 février à l’extrême sud du pays, à la suite de quoi ils ont entamé la marche aux cris habituels «Etat civil et non militaire !» ou encore «Une presse libre et une justice indépendante !» Parmi le florilège de slogans que nous pouvions lire sur les pancartes, il y avait : «Je n’ai pas peur de mon avenir en tant qu’individu, mais j’ai peur de l’avenir des générations à venir», «A bas ce système, que le pays nous revienne», «La santé, le logement, l’éducation, ce sont des droits et non des faveurs qu’on vous demande», «Celui qui vit dans la crainte ne sera jamais libre».

Certains n’ont pas manqué d’humour en faisant référence, sur leurs écriteaux, à cette histoire du coq d’El Biar : «En Algérie, si tu ouvres la bouche, tu vas en prison… même si tu es un coq !» A la place attenante au siège de la wilaya, deux des manifestants venus de Mascara ont pris la parole pour témoigner de la violente répression que subissent les hirakistes de cette wilaya, après quoi, les manifestants se sont mis à scander en chœur : «Nrouhou nrouhou, lel maascar nrouhou !» (Nous irons à Mascara), «Yoskot ennidam, wahran emaascar !» (Que chute le régime, Oran-Mascara) et enfin «Imazighen wahran maascar !» (Imazighen-Oran-Masacra).

 

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