1788 Algériens rapatriés de Turquie confinés


Les voyageurs algériens concernés par le confinement ont commencé à quitter l’hôtel Mazafran (Zéralda, Alger) depuis hier matin, après y être restés deux semaines dans le cadre de mesures de quarantaine.

Contacté par El Watan, Lazhar Bounafaa, PDG du groupe Hôtellerie, Tourisme et Thermalisme (HTT), nous a déclaré : «Les opérations se sont déroulées jusque-là dans les meilleures conditions possibles.

A Matarès et Bouhnifia, la période a été prolongée, mais le reste des confinés a été libéré (Corne d’Or, Centre de thalassothérapie et El Riadh Sidi Fredj). 746 voyageurs ont été hébergés au Mazafran (bateau de Marseille) et 640 aux Andalouses Oran.

On accueillera une deuxième vague en provenance de Turquie, les mêmes structures hôtelières sont concernées, sauf les Andalouses. Nous recevrons 740 personnes en provenance de Turquie.»

En effet, dans le cadre de la poursuite du rapatriement des Algériens bloqués à l’étranger, décidé par les hautes autorités du pays, il a été procédé depuis hier au rapatriement de 1788 citoyens depuis Istanbul.

L’opération de rapatriement des citoyens algériens se déroulera selon un planning préétabli de vols à bord d’avions d’Air Algérie et de Turkish Airlines.

Les voyageurs seront répartis comme suit : 740 citoyens au niveau de l’hôtel Mazafran à Zéralda, 790 citoyens au niveau des hôtels El Marsa et El Riadh, du Complexe touristique de Sidi Fredj H3, de l’hôtel AZ et du Complexe touristique de ADIM, 258 citoyens au Centre de thalassothérapie à Sidi Fredj et à l’Hôtel de l’aéroport à Dar El Beïda.

«Dans deux ou trois jours, nous entameront le rapatriement de ces ressortissants, graduellement, suivant la libération des structures réservées à la mise en quarantaine», avait déclaré le président de la République lors d’une entrevue avec des représentants d’organes de presse nationaux, diffusée à la Télévision publique.

«Cette procédure concernera, au début, les familles, en attendant la vérification de l’identité d’autres personnes», avait-t-il précisé, tout en rappelant que l’Algérie avait déjà organisé, les 20 et 21 mars, «en dépit de la fermeture de l’espace aérien», des opérations de rapatriement de 1800 citoyens à partir de la Turquie.

Toutes les parties et installations de l’hôtel ont été aussitôt désinfectées en prévision de l’accueil des futurs confinés. Hassane Mermouri, ministre du Tourisme, de l’Artisanat et du Travail familial, ne s’est pas déplacé hier au Mazafran et a délégué Mohamed Sofiane Zoubir, directeur général du tourisme au ministère et qui sera prochainement affecté à l’ANDT.

Intrigante absence alors que tous les ministres du gouvernement ont été mobilisés pour combattre cette pandémie. Il y a quelque jour, le secrétaire général de l’UGTA et la ministre de la Culture, Malika Bendouda ont présidé une opération de distribution de 10 000 livres offerts par le Syndicat national des éditeurs du livre (SNEL) au profit des confinés.

Dans toutes ses interventions, le ministre ne parle pas du groupe mais des «hôtels publics», y compris dans les récents communiqués. Alors que le politique veut envoyer un signal fort, il n’a jamais prononcé le terme HTT, qu’il ne semble pas reconnaître d’ailleurs.

Aucune réunion n’a été organisée avec le groupe. Le ministre ne s’est jamais déplacé à une structure hôtelière depuis le début de cette crise sanitaire, ni salué le rôle des travailleurs au sein de ces établissements. Le HTT a choisi de communiquer l’évolution de la situation via sa page Facebook d’une manière transparente en citant, entre autres, le nombre de cas atteints par le coronavirus et en postant régulièrement vidéo et photos.

En termes de bilan, il est à relever que sur 4623 personnes placées en quarantaine, 10 seulement ont été testées positives au coronavirus. Elles ont été immédiatement transférées vers des hôpitaux afin de suivre un traitement médical, et des mesures ont été prises pour éviter la propagation de l’épidémie à d’autres personnes.

Huit d’entre elles ont été guéries après avoir bénéficié de soins appropriés administrés par le personnel soignant. Seulement deux cas sont toujours sous traitement.

A signaler que des équipes médicales dépêchées par le ministère de la Santé ont été déployées sur place durant toute la période d’isolement pour effectuer les examens journaliers nécessaires et s’assurer de la bonne santé des personnes.

La mise à disposition des structures hôtelières publiques et privées est une forme de solidarité pour arrêter la propagation de ce virus qui défie les citoyens du monde mais aussi la communauté médicale à la recherche d’un remède ou du moins d’un vaccin.

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