14e anniversaire de la disparition du fondateur du MDS : Le PLD prépare un hommage au défunt Hachemi Cherif


Le Parti pour la laïcité et la démocratie (PLD) prépare un hommage au défunt Hachemi Cherif, fondateur du MDS, décédé le 2 août 2005 des suites d’une longue maladie. Ainsi, le coordinateur du PLD, Mustapha Handi, annonce, dans un communiqué rendu public hier, que tous les partis de l’Alternative démocratique sont invités à se recueillir sur la tombe de Hachemi Cherif pour rendre hommage à «ce militant révolutionnaire et ce visionnaire des luttes». «Le mois de février 2019 sera inscrit en lettres d’or dans l’histoire universelle. Depuis plus de cinq mois, sans discontinuer, le peuple algérien force l’admiration de la planète entière par sa maturité politique et l’organisation parfaite de ses manifestations, et ce qui est exceptionnel, le degré de mobilisation est tel, qu’un rituel extraordinaire s’est emparé de tout le pays», souligne le coordinateur du PLD, estimant que le rêve de Hachemi Cherif est «en train de se réaliser». «Comme toi, Hachemi, le peuple a changé de paradigme, s’est affranchi des vieilles lunes du réformisme et pense les solutions à la crise du pays en termes de ruptures. Il a compris que le système, qui l’a broyé pendant des décennies, n’a plus vocation à perdurer. Il ne peut en aucun cas contribuer à l’émanciper, à le libérer et mettre l’Algérie sur la voie du développement et de la prospérité», poursuit M. Hadni dans cette déclaration où il rend hommage au fondateur du MDS. «Hachemi, après avoir présenté cette double rupture il y a plus de 25 ans, comme solution à la crise multidimensionnelle que traverse l’Algérie, porte un nom : le génie. Tu as su mettre à bas les masques et te libérer des étroitesses du dogme en tonnant à qui voulait bien t’entendre que la question centrale de l’Algérie était celle du projet de société dont l’épine dorsale est le principe de laïcité», ajoute-t-il. Et de s’interroger : «Février 2019 sera-t-il aussi lumineux que Novembre 1954 et sa moisson sera-t-elle aussi belle ? 57 ans après l’indépendance, l’Algérie respirera-t-elle enfin l’air de la liberté ?»

M. Hadni évoque dans ce sillage la scène politique qui connaît aussi des mutations majeures. «Depuis le 26 juin 2019, les partis démocrates (FFS, RCD, PT, PST, UCP, MDS et PLD), confortés par une partie de la société civile, dont la Ligue des droits de l’homme, sont en concertation régulière. Ils se sont convertis à l’impérieuse nécessité de conjuguer leurs efforts pour fédérer leurs forces dans une large alliance démocratique et faire contrepoids au système islamo-conservateur. Evidemment, ce processus de convergence est en gestation, mais les échanges s’intensifient pour que les démocrates puissent parler d’une même voix et mieux baliser le chemin de l’unité d’action», souligne-t-il, affirmant que «tous sont dans le rejet de l’élection présidentielle et militent pour une transition démocratique dans la perspective de jeter les bases de l’Etat de droit».

Cela tout en considérant que cet objectif central «ne sera atteint que si les partis démocrates avancent soudés, forts d’un projet alternatif de sortie de crise et si leur démarche collective est en résonance avec le mouvement révolutionnaire du 22 février». L’enjeu principal des partis démocrates, selon M. Hadni, est de construire un front uni pour créer les meilleures conditions à la mise en route d’une transition démocratique véritable.

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