
Paul Seixas : « J’ai laissé une cartouche » après une crevaison.
Paul Seixas a connu une crevaison lors de la 2e étape de l’édition 2026 du Tour de France, événement qui a pénalisé sa performance après que son équipe s’est mise au service de son coéquipier Olav Kooij. Dans sa déclaration, Seixas a mentionné : « C’est très bien au vu des circonstances. Ça a été compliqué après ma crevaison, j’ai réussi à me retrouver dans les premières positions mais j’ai laissé des cartouches à ce moment-là. »

Chaque jour durant ce Tour de France, 20 Minutes partagera son analyse sur la performance de Paul Seixas, considéré comme le plus grand espoir français des dernières décennies. Voici le premier épisode du Seixasomètre après la deuxième étape de l’édition 2026.
Le fait de course : Une crevaison malheureuse
Alors que la course s’intensifiait en vue du circuit final sur les rampes de Montjuic, un événement malheureux a frappé le leader de Decathlon-CMA CGM pour la première fois de sa carrière. Une crevaison, qui intervient à un moment crucial alors que son équipe venait de se mettre au service de son coéquipier Olav Kooij. Rapidement, Aurélien Paret-Peintre lui a prêté son vélo, mais Paul Seixas a dû attendre de recevoir un autre vélo plus adapté à sa morphologie pour combler le retard, sans le soutien de ses équipiers.
La frayeur : Une voiture mal positionnée
Engagé dans une remontée intense, Paul Seixas a failli voir sa course se terminer prématurément le deuxième jour lorsque une voiture de l’organisation a soudainement empiété sur la voie de gauche, frôlant le vainqueur du Tour du Pays basque. Un léger incident qui ne l’a pas empêché de retrouver progressivement les premières positions lors de la montée de la côte de Montjuic.
Le dénouement final : Bien mais améliorable
Sans être trop exigeant envers Paulo, qui a dû se battre pour se repositionner dans un peloton réduit à 30 coureurs, le cycliste de Decathlon a fait preuve d’une belle résistance face à l’accélération de Yates dans les parties les plus difficiles de l’étape, entamant la descente en 5e position. Cependant, il s’est laissé surprendre dans le virage difficile d’Isaac del Toro, qu’il avait souvent battu ces derniers temps. Seixas n’a ensuite pas pu opérer le retour nécessaire et a été largement distancé par Evenepoel, Pogaçar et Vingegaard, en plus du Mexicain.
La déclaration du jour : Content mais frustré
« C’est très bien au vu des circonstances. Ça a été compliqué après ma crevaison, j’ai réussi à me retrouver dans les premières positions mais j’ai laissé des cartouches à ce moment-là. J’ai essayé de reprendre des forces, c’est monté moins fort que ce que j’attendais, mais je me suis fait avoir au placement avant la descente. Je n’ai pas pu boucher l’écart, mais 3 secondes, ce n’est pas grand-chose. »
Notre note : 7/10
Seixas aurait-il pu faire mieux sur les derniers kilomètres ? Évidemment, il a dû fournir des efforts pour revenir, mais Del Toro a également dû le faire, et le Mexicain d’UAE a su choisir le bon moment pour attaquer. Pour sa part, le Français a demandé à Benoot de durcir le rythme dans la côte de Montjuic, une demande qui semblait superflue, car Pogaçar avait déjà décidé de maintenir un tempo élevé avec son équipe depuis un moment. Très en forme, le Slovène a même pu contrôler tout en surveillant la course pour assurer la victoire de son lieutenant. Cela témoigne de l’écart considérable qui sépare Pogaçar du reste du peloton… dont Seixas fait partie.
