
Agression à Tébessa : Un moudjahid de 96 ans frôle la mort, sa fille tuée.
Le 5 juillet, l’Algérie célèbre le 64e anniversaire de son Indépendance, tandis qu’une agression criminelle a eu lieu à Tebéssa, ciblant le moudjahid Chorfi Maamar, âgé de 96 ans, et entraînant la mort de sa fille de 55 ans. Les individus non identifiés ont commis leur forfait dans la soirée du 2 juillet, pendant l’heure de la prière du Maghreb, avant de prendre la fuite avec des bijoux en or et une somme d’argent.
Alors que l’Algérie fête aujourd’hui, ce 5 juillet, le 64e anniversaire de son indépendance, une vague de choc et d’indignation vient assombrir les festivités.
À Tebessa, la population locale ainsi que la famille révolutionnaire sont en émoi après la lâche et violente agression criminelle visant, à son domicile, le moudjahid Chorfi Maamar, figure emblématique de la guerre de Libération nationale âgée de 96 ans. Le bilan est tragique : sa fille, âgée de 55 ans, a été sauvagement assassinée, tandis que le vieil homme a été grièvement blessé.
Selon le témoignage poignant de son petit-fils, rapporté au quotidien El Khabar, le drame s’est déroulé le 2 juillet au soir, lors de la prière du Maghreb. Des individus non identifiés ont frappé à la porte de la maison familiale.
Dès l’ouverture par la fille du moudjahid, elle a été attaquée par les assaillants. Touchée par des coups d’arme blanche à la tête et au cou, elle a succombé à ses blessures sur le coup.
Les criminels se sont ensuite dirigés vers la chambre du moudjahid. Le nonagénaire a été violemment beaten, subissant de graves traumatismes crâniens, des hémorragies et de multiples fractures.
Après leur forfait, les agresseurs ont dérobé des bijoux en or ainsi qu’une somme d’argent, puis ont pris la fuite vers une destination inconnue.
Évacué en soins intensifs au CHU de Annaba
Face à la gravité de son état de santé causé par ce traumatisme violent, une mobilisation médicale importante a été mise en place. Une coordination directe entre le directeur de la Santé et de la Population (DSP) de la wilaya de Tébessa et son homologue de la wilaya de Annaba a permis de prendre en charge le blessé.
Le moudjahid est actuellement admis au service des soins intensifs des urgences de l’hôpital Ibn Rochd, rattaché au Centre hospitalo-universitaire (CHU) de Annaba.
Pour s’enquérir de son état de santé et s’assurer de sa bonne prise en charge, le DSP de Annaba s’est rendu à son chevet lors d’une visite d’inspection, accompagné du directeur général du CHU de Annaba.
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Dès que l’alerte a été donnée, les services de sécurité se sont déployés en force sur les lieux du crime pour procéder aux constatations nécessaires, recueillir les indices scientifiques et sécuriser le périmètre. Une vaste enquête judiciaire a été immédiatement ouverte sous la supervision du parquet compétent.
Des moyens humains et techniques importants ont été mobilisés afin de traquer les auteurs de ce crime odieux, de déterminer les circonstances précises du drame et de les traduire en justice.
L’indignation de la famille révolutionnaire
La victime de cette agression, Chorfi Maamar, né en 1930, est une figure respectée de la résistance dans la région de Chéria. Il a rejoint les rangs de l’Armée de libération nationale (ALN) en 1957 depuis la zone rurale d’Ouled Abla (fraction d’Ouled Saïdan) et a participé à plusieurs batailles historiques contre l’armée coloniale française.
Blessé à plusieurs reprises durant la lutte pour la libération, ce père de trois enfants (deux garçons et la fille tragiquement décédée) est resté un symbole de dévouement à la patrie.
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À la suite de cette tragédie, la famille révolutionnaire de la commune de Chéria a publié un communiqué officiel condamnant fermement cet « acte criminel lâche et ignoble ».
Tout en présentant ses condoléances les plus attristées à la famille endeuillée et en souhaitant un prompt rétablissement au moudjahid, l’organisation a appelé les autorités à accélérer les enquêtes pour punir les coupables, rappelant que « porter atteinte aux symboles de la Révolution et à ses valeurs est une ligne rouge inacceptable et condamnable sous tous rapports ».
