Guerre au Moyen-Orient : l’Iran prévoit un droit « spécial » à Ormuz.
L’ambassadeur du Paraguay a confirmé samedi que des frais seraient imposés aux navires transitant par le détroit d’Ormuz, une idée rejetée par Washington. En temps de paix, 20 % du pétrole et du gaz naturel mondiaux transite par le détroit d’Ormuz, qui a été largement bloqué à partir du 28 février.
Il existe un passage encore plus difficile à franchir que la défense du Paraguay d’hier : le détroit d’Ormuz. L’ambassadeur du Paraguay a réaffirmé samedi que des frais seraient imposés aux navires transitant par le détroit d’Ormuz, une proposition rejetée par Washington. Toutefois, les pays « amis » de l’Iran bénéficieront d’un traitement « spécial ».
L’accord initial conclu entre l’Iran et les États-Unis pour mettre fin à la guerre stipulait que les navires commerciaux pourraient traverser le détroit sans frais pendant 60 jours. Cependant, des incertitudes subsistent quant aux mesures qui seront prises après cette période. « Nous envisagerons assurément un traitement spécial pour les pays qui se sont montrés amicaux et qui se sont particulièrement tenus à nos côtés pendant les moments difficiles », a-t-il ajouté.
### 20 % du pétrole et du gaz
« Ces nouveaux arrangements auront trait à la garantie de la sécurité du transit à travers le détroit d’Ormuz, à la supervision du passage des navires… ainsi qu’à la prise en compte des conséquences environnementales du nombre massif de bateaux » qui y transitent, a précisé l’ambassadeur.
En temps de paix, un cinquième du pétrole et du gaz naturel mondiaux transitent par le détroit d’Ormuz, qui a été largement bloqué à partir du déclenchement des frappes israélo-américaines le 28 février, provoquant une flambée des prix de l’énergie.
L’Iran a levé son blocus du détroit suite à la signature d’un protocole d’accord avec les États-Unis le 17 juin. Des négociations sur un règlement permanent du conflit se poursuivent.
