France

Var : Une famille ne pas impliquée dans des disparitions de militaires d’Outre-mer

Cinq membres d’une même famille, dont les parents et deux fils, ont été incarcérés fin mai 2023 et sont mis en examen pour traite des êtres humains en bande organisée et séquestrations en bande organisée, avec des accusations supplémentaires de meurtre envers les deux militaires disparus. Le premier militaire disparu, né en 1997 à Nouméa, n’avait plus donné de signe de vie depuis mai 2022, tandis que le second, né en 1988 à Papeete, était considéré comme déserteur par la Légion Etrangère depuis mai 2023.


Les inquiétantes disparitions de deux jeunes militaires polynésiens à Toulon, survenues en mai 2022 et en mai 2023, pourraient avoir trouvé un épilogue tragique.

Cinq membres d’une même famille – les deux parents, deux fils et une des deux filles – ont été incarcérés fin mai à l’issue d’une enquête menée par la section de recherche de la gendarmerie maritime de Toulon. Ils sont mis en examen pour traite des êtres humains en bande organisée et pour séquestration de plusieurs personnes en bande organisée. De plus, la mère et les deux fils sont également poursuivis pour le meurtre des deux militaires disparus.

Cette famille d’origine polynésienne, vivant dans le Var, avait hébergé les deux recrues ainsi que plusieurs autres jeunes militaires d’Outre-Mer entre 2011 et 2023. « Sept d’entre eux affirmaient avoir été progressivement dépouillés de leurs moyens de paiement et de leurs documents d’identité, violentés et séquestrés », a précisé Raphaël Balland, le procureur de la République de Toulon, dans un communiqué transmis à *20 Minutes*, suite à une information initiale de *Var Matin*.

Au cours de leurs investigations, les gendarmes ont recueilli de nombreux éléments étayant l’hypothèse du meurtre, notamment la découverte dans les Bouches-du-Rhône, sur deux sites différents, d’ossements susceptibles d’appartenir aux deux soldats disparus. Des expertises approfondies sont toujours en cours pour identifier ces ossements.

Les autorités ont informé les familles des disparus de l’évolution de l’enquête. Le premier disparu, né en 1997 à Nouméa, n’avait plus donné de signes de vie à sa famille depuis mai 2022. Il avait quitté la Polynésie pour suivre ses classes au sein de la Marine nationale à Saint-Mandrier-sur-mer. Le second disparu, né en 1988 à Papeete, était considéré comme déserteur par la Légion Étrangère depuis mai 2023, malgré d’excellents états de service et un récent renouvellement de son contrat.