Tunisie

« Malou Dwaâ—Sans remède » : L’album « BROUA » continue son voyage musical.

Le groupe « Broua» a dévoilé, le 19 juin 2026, son nouveau single «Malou Dwa–Sans remède», quatrième extrait de son prochain album Hor el Ensen (Walk Free). Broua rassemble des musiciens originaires de Tunisie, de France, des Pays-Bas, de Bosnie et de Syrie, et son nom signifie « tout droit devant » dans le vocabulaire des pêcheurs tunisiens.

Avec « Malou Dwa–Sans remède », « Broua » propose une œuvre à la fois sensible et lumineuse, qui annonce avec précision les promesses de son nouvel album.

La Presse — Le groupe « Broua » a présenté, le 19 juin 2026, son nouveau single « Malou Dwa–Sans remède », quatrième extrait de son prochain album Hor el Ensen (Walk Free). Cette sortie marque une nouvelle phase dans le parcours de cette formation cosmopolite qui, depuis plusieurs années, élabore un langage musical unique, fusionnant traditions tunisiennes, sonorités méditerranéennes et influences contemporaines issues du jazz, du blues et des musiques du monde.

Sous la direction du compositeur, chanteur et violoniste tunisien Wissem Ziadi, Broua regroupe des musiciens provenant de Tunisie, de France, des Pays-Bas, de Bosnie et de Syrie. Son nom, tiré du vocabulaire des pêcheurs tunisiens, signifie « tout droit devant ». Cette expression illustre parfaitement l’esprit du groupe : avancer, explorer et créer sans perdre le contact avec ses racines.

Depuis la sortie de son premier album Esfer en 2024, le collectif n’a cessé d’élargir son horizon artistique. Présent sur la scène tunisienne et européenne, Broua s’est produit dans plusieurs festivals de renom, tels que le Manchester Folk Festival, Sicajazz ou encore le Nazomerfestival aux Pays-Bas. Sa sélection pour l’English Folk Expo en 2025 et à Babel Music XP en 2026 témoigne de la reconnaissance croissante dont bénéficie aujourd’hui le projet sur la scène internationale.

C’est dans cette dynamique que s’inscrit « Malou Dwa », un morceau à la fois intime et universel. Le titre, qui se traduit littéralement par « Sans remède », évoque ces blessures invisibles qui peuvent parfois accompagner la vie. Pourtant, loin de sombrer dans la résignation, la chanson transforme la douleur en un processus de croissance personnelle.

Les paroles brossent le portrait d’un être « blessé, sans remède en vue », rongé par l’inquiétude et le doute. Cependant, le texte souligne que les temps difficiles ne sont jamais éternels, ce qui se reflète dans son rythme plutôt jovial qui contraste avec les paroles. Le titre incite à lever les yeux, à continuer à rêver et à faire de l’amour une force de résistance face à la haine.

À travers une écriture inspirée de la sagesse populaire, le morceau célèbre également le pouvoir de la création : « vivre par l’art », cultivant les graines de l’espoir jusqu’à leur épanouissement. Le refrain apparaît comme une invitation à suivre la voix du cœur, à se libérer de la peur et à rester fidèle à ce qui élève.

Dans un monde marqué par les faux-semblants et les promesses trahies, « Malou Dwa » plaide pour une forme de liberté intérieure, thème central de l’album Hor el Ensen. Une liberté qui ne se conquiert ni par la fuite ni par l’oubli, mais plutôt par la confiance, la patience et la capacité à se tenir debout malgré les épreuves. Sur le plan musical, le titre confirme l’identité de Broua : une écriture raffinée où les timbres des instruments interagissent de manière naturelle. Entre héritage et modernité, le groupe poursuit ainsi son travail de réinvention des musiques tunisiennes dans une esthétique ouverte sur le monde.