Des chantiers de réparation de route décalés la nuit en canicule
Les ouvriers chargés de rénover une route sur près de deux kilomètres de long à Arquennes prennent leur service vers 21 heures et travaillent jusqu’à 5 heures du matin. Sébastien Février, ingénieur de projets à la Région wallonne, précise que « en raison des températures exceptionnelles, on a décidé de faire l’asphaltage en soirée et de nuit ».
Vous trouvez les températures élevées actuelles difficilement supportables ? Imaginez qu’aux presque 40 degrés dans l’air, vous devez ajouter 150 degrés d’asphalte bouillant coulé juste à côté de vous. C’est la réalité des ouvriers travaillant sur les chantiers routiers en cette période de canicule.
Pour rendre ces conditions infernales un peu plus supportables, certains travaux sont effectués de nuit. C’est le cas à Arquennes, dans le Hainaut.
« Étant donné les températures exceptionnelles, en accord avec l’entreprise, on a décidé de faire l’asphaltage en soirée et de nuit », précise Sébastien Février, ingénieur de projets à la Région wallonne.
Concrètement, les ouvriers, chargés de rénover une route de près de deux kilomètres, commencent leur service vers 21 heures et travaillent jusqu’à 5 heures du matin. Cependant, malgré ce changement d’horaire, les conditions restent difficiles. « L’asphalte est à 150 degrés, ça monte ici, le chaud, tu le sens quand même », nous confie Denis, un ouvrier sur place.
Bien que ce changement d’horaire améliore quelque peu le confort des travailleurs sur ce chantier, cette adaptation à la météo caniculaire a un coût. « Cela représente un coût supplémentaire », reconnaît Sébastien Février.
## S’adapter au changement climatique
Avec cette canicule, une question se pose : le revêtement de nos routes est-il encore adapté à des températures aussi élevées ?
« Il faut trouver le bon équilibre, parce que selon le tarmac, le goudron que l’on utilise, il résiste mieux à la chaleur. Mais quand c’est le cas, il résiste moins bien en hiver, il y a plus de fissures », confie le ministre de la Mobilité et des Infrastructures, François Desquennes.
« Il faut trouver la bonne équation dans une période de changements, d’aléas climatiques, c’est compliqué. Mais des ingénieurs travaillent à cela », ajoute le membre des Engagés.
