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EN DIRECT : L’Iran maintient son contrôle sur Ormuz, Trump s’attaque à l’Otan

Des tirs israéliens de mitrailleuses ont fait un mort et deux blessés mardi dans une localité du sud du Liban. Le Danemark a rouvert son ambassade à Téhéran après plus de trois mois de fermeture, selon son ministère des Affaires étrangères.


Des tirs israéliens de mitrailleuses ont causé un mort et deux blessés mardi dans une localité du sud du Liban, selon un média d’État libanais, malgré une période d’accalmie qui a débuté samedi soir. L’Agence nationale d’information a précisé qu’« un jeune homme a été tué et deux autres ont été blessés » lorsque des soldats israéliens « ont ouvert le feu de leurs mitrailleuses dans leur direction alors qu’ils se tenaient près d’une pelleteuse qui dégageait une route » à proximité de la ville de Nabatiyé.

L’ambassadeur iranien auprès de l’ONU à Genève, Ali Bahreini, a affirmé que « l’Iran est le seul pays à décider du sort des avoirs qui vont être débloqués » et que « aucun autre pays ni aucune autre entité n’aura son mot à dire sur la manière dont ces avoirs doivent être utilisés par l’Iran ». Il a également rejeté toute affirmation selon laquelle un autre pays pourrait influencer ces décisions, tout cela sur fond d’informations indiquant que Washington pourrait associer le déblocage de ces avoirs à certaines conditions, notamment des contrats agricoles.

Les prix du pétrole sont légèrement en baisse, alors que le marché observe une augmentation du trafic maritime via le détroit d’Ormuz, malgré des tensions persistantes dans les négociations entre l’Iran et les États-Unis. Vers 11h05, le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en août, avait chuté de 0,67 % à 77,38 dollars, tandis que le baril de West Texas Intermediate, également pour livraison en août, affichait une baisse de 0,56 % à 73,45 dollars.

Au moins 36 navires de matières premières ont traversé le détroit d’Ormuz lundi, établissant un trafic maritime record depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, selon les données de la plateforme Kpler. Ce nombre représente près d’un tiers des passages enregistrés en temps de paix, soit environ 120 par jour. Pendant la guerre, entre le 1er mars et le 14 juin, moins de 10 navires passaient en moyenne par le détroit chaque jour. Cependant, depuis le 15 juin, après l’annonce de l’accord, la moyenne a augmenté à 21, et a même atteint 27 au cours des cinq derniers jours.

Le Danemark a rouvert son ambassade à Téhéran après plus de trois mois de fermeture, a annoncé son ministère des Affaires étrangères, invoquant l’amélioration de la situation sécuritaire en Iran. « L’ambassade à Téhéran rouvre ses portes », a-t-il déclaré dans un communiqué. De plus, « l’ambassadeur du Danemark en Iran travaille depuis le 19 juin dans les locaux de l’ambassade ». L’ambassade italienne à Téhéran a également rouvert ses portes vendredi, après sa fermeture prolongée.

Le porte-parole de la diplomatie iranienne, Ismaïl Baghaï, a déclaré que « nous n’avons pas eu de réunion avec le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique [AIEA], et nous ne prévoyons pas non plus que l’Agence inspecte les installations nucléaires iraniennes endommagées par l’agression militaire américaine et sioniste ». Cette déclaration intervient après que le vice-président américain JD Vance a affirmé lundi, suite à des négociations en Suisse, que les Iraniens avaient « accepté d’inviter à nouveau les inspecteurs » de l’AIEA, qualifiant cela d’« étape majeure ».

Les discussions techniques en Suisse, dans le cadre des négociations entre l’Iran et les États-Unis, ont abouti à la création de groupes de travail. Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi, a indiqué qu’il a été décidé de mettre en place quatre groupes de travail portant sur la levée des sanctions, le nucléaire, la reconstruction et le développement économique de l’Iran, ainsi qu’un groupe de suivi.

Le négociateur iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a affirmé que les conditions dans le détroit d’Ormuz ne reviendraient pas à celles d’avant-guerre et que le passage resterait « administré » par son pays. Rappelons que le détroit d’Ormuz, par où circulent habituellement 20 % du pétrole et du GNL mondial, était libre de tout contrôle avant le déclenchement par les États-Unis et Israël de la guerre contre l’Iran le 28 février.

Donald Trump a averti lundi les pays de l’Otan qu’il pourrait ne pas les aider s’ils en faisaient la demande, justifiant cela par le fait qu’ils n’ont pas soutenu son opération militaire contre l’Iran. « Nous avons dépensé tout cet argent. Et ensuite quand nous voulons avoir peut-être de l’aide sur une petite chose […] ils disent non, nous préférons ne pas aider », a déclaré le président américain lors d’un échange avec la presse dans le Bureau ovale. « C’est stupide de dire cela, parce que nous pouvons aussi leur dire ça, et nous pourrions le faire », a-t-il ajouté.

La situation semble s’apaiser entre les États-Unis et l’Iran, bien qu’une étincelle puisse raviver les hostilités. Restez avec nous pour suivre les négociations diplomatiques, les menaces quotidiennes de Donald Trump et les développements de ce conflit au Moyen-Orient, qui affectent également le prix du pétrole.