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Casque en trottinette électrique : amende de 35 euros dès le 1er juillet dans le Vaucluse

À partir du 1er juillet, le casque sera obligatoire pour tous les conducteurs de trottinettes électriques dans le Vaucluse, avec une amende de 35 euros en cas de non-respect. Le 16 septembre 2025, une proposition de loi (n° 1810) a été déposée pour généraliser l’obligation de porter un casque à tous les usagers d’EDPM, avec une amende prévue de 135 euros.


À partir du 1er juillet, rouler en trottinette électrique sans casque dans le Vaucluse entraînera une amende de 35 euros. Ce département décide ainsi de renforcer la réglementation, suivant l’exemple des Alpes-Maritimes plus tôt dans l’année.

La préfecture du Vaucluse a émis un arrêté le 12 juin, rendant le casque obligatoire dès le 1er juillet pour tous les conducteurs de trottinettes électriques dans le département, selon Le Dauphiné Libéré. Cette mesure ne concerne pas uniquement les trottinettes électriques, mais s’applique également à tous les engins de déplacement personnel motorisés (EDPM), englobant les monoroues, les gyropodes et les hoverboards, bien que la trottinette reste le principal type d’EDPM.

Concrètement, chaque utilisateur devra porter un casque correctement attaché et conforme à la réglementation sur les équipements de protection individuelle. En cas d’absence de casque, une amende de 35 euros sera infligée. La ville d’Avignon impose par ailleurs des restrictions supplémentaires : certaines zones du centre-ville seront interdites aux EDPM qui devront alors mettre pied à terre.

Au quotidien, peu de changements sont à prévoir : il est toujours requis d’avoir au moins 14 ans, d’assurer son engin et de ne pas dépasser une vitesse de 25 km/h, tout en ne transportant pas de passagers.

Cette décision intervient dans un contexte préoccupant. Selon l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR), 80 utilisateurs d’EDPM ont perdu la vie en France en 2025, soit 35 de plus qu’en 2024 et 70 de plus qu’en 2019. Les blessés graves ont augmenté de 33 %, tandis que la mortalité a presque doublé en un an (+78 %).

La préfecture du Vaucluse attribue l’inattention comme première cause des accidents, devant le non-respect des priorités et la vitesse. L’utilisation du casque pourrait réduire d’environ 70 % le risque de traumatisme crânien en cas de chute.

Le Vaucluse ne fait pas figure de pionnier dans ce domaine. Dans les Alpes-Maritimes, un arrêté préfectoral impose déjà le port d’un casque homologué et d’un gilet rétro-réfléchissant pour tous les usagers d’EDPM depuis le 2 avril 2026, de jour comme de nuit, en milieu urbain et rural. Là-bas aussi, l’amende s’élève à 35 euros, avec des contrôles initialement pédagogiques pour permettre à chacun de s’équiper. D’autres collectivités, comme l’Indre, Lunel ou l’Hérault, ont également adopté des mesures similaires.

Pour l’instant, il n’existe pas encore de cadre homogène à l’échelle nationale. Au niveau du Code de la route, le port du casque n’est pas imposé pour les usagers d’EDPM. Une proposition de loi (n° 1810) a été soumise le 16 septembre 2025 pour rendre cet équipement obligatoire partout, amende de 135 euros à la clé, et pourrait être examinée au printemps 2026.