Le Morning – Fred Waseige : « Une victoire et on est qualifiés ! »
Les Diables Rouges ont obtenu un nul blanc contre l’Iran, étant réduits à 10 joueurs en deuxième mi-temps. Fred Waseige a déclaré : « Avec une victoire, on sera qualifié », soulignant que l’équipe n’a pas marqué lors de ses deux premiers matchs.
La Cité des Anges n’a pas été favorable aux Diables Rouges. Le match contre l’Iran s’est soldé par un match nul sans but, les Diables ayant évolué à 10 durant la seconde mi-temps. Après ce nouveau résultat décevant, nos journalistes présents aux États-Unis affichent une mine déconfite dans ce nouveau Morning. Cependant, Fred Waseige souhaite rester positif : « Avec une victoire, on sera qualifié. C’est vrai qu’on s’attendait évidemment à beaucoup plus. On a joué deux matchs, on n’en a pas gagné un seul, on n’a pas marqué un seul but nous-mêmes… Mais on va se qualifier ! Donc je pense qu’il faut positiver avant de tirer des conclusions un peu trop hâtives. Mais il manquait évidemment quelque chose aujourd’hui. »
« On s’est vu un peu trop beau en se disant qu’on allait gagner ce groupe les doigts dans le nez, » déclare Benjamin Deceuninck. « C’est un retour progressif à la réalité. À un moment donné, ça va être dur de gagner chaque match de grand tournoi. Il faut l’accepter et, avec cette humilité-là, cela doit nous permettre d’aller chercher l’énergie supplémentaire. Je pense qu’on s’est vu un peu trop beau en se disant qu’on allait gagner ce groupe les doigts dans le nez. Le foot nous ramène toujours à beaucoup d’humilité. »
### Les Diables face à leurs démons
Avec de nombreuses occasions mais aucun but marqué lors des deux premiers matchs, les Diables souffrent de leur inefficacité. Manu Jous évoque un constat plus amer en se référant aux erreurs du passé : « C’est une double contre-performance. Contre l’Egypte, à moitié, parce que vu le scénario du match et la nature de l’adversaire, c’était finalement un bon point. Ici, ce n’est certainement pas le cas. C’est un match qu’on aurait dû gagner à tous les coups. Je me suis vu à plusieurs reprises propulsé en 2014 dans le match contre les Etats-Unis avec Beiranvand à la place d’Howard, et dans le match contre la Croatie il y a 4 ans où il y avait plein d’occasions en deuxième mi-temps et rien qui rentrait. »
Contrairement à la rencontre contre l’Egypte, la Belgique a bien commencé son match contre l’Iran avant de permettre à son adversaire de revenir et de développer son jeu. Cela devra être corrigé, selon Fred Waseige : « Tout le monde sait maintenant qu’avec un bloc bas, en défendant et en taclant bien, la Belgique ne marquera pas. C’est un constat qu’on n’est pas arrivé à mettre un peu le feu, le chaos dans le bloc adverse, même s’il y a deux occasions qui doivent finir au fond. »
### « À 10 contre 11, on a montré qu’on voulait s’en sortir »
Nathan Ngoy, qui vivait un début de mondial incroyable en tant que défenseur central, a été exclu à la 66e minute pour une grosse erreur. « Le football est cruel et sans pitié parce qu’il faisait son match, » rappelle Fred Waseige. « Il avait une erreur le premier match qui ne nous coûtait rien. Ici, ça se paye cash. Je trouve que c’est dur pour ce garçon. » Ironiquement, cette exclusion a mis en lumière l’esprit d’équipe des Belges. « À 10 contre 11, on a montré qu’on voulait s’en sortir ! »
L’équipe souligne également la performance des remplaçants, qui se sont montrés à la hauteur lorsqu’ils ont été appelés. « Vanaken, Castagne, Theate et surtout Lukebakio, qui a tenté sa chance et tiré, ont apporté de la vie, » insiste Benjamin Deceuninck. « À un moment donné, face à ces blocs bas, il faut tenter. Un tir dévié, ça peut rentrer. Si on ne tire pas, on ne marque pas les gars. » Un état d’esprit combatif qu’il conviendra de capitaliser pour le prochain match, car tout reste encore possible dans cette phase de groupes, comme le rappelle notre journaliste : « En 2002, avec un certain Robert Waseige comme entraîneur, on a débuté par deux matchs nuls avant de décrocher une victoire contre la Russie. Certes, on a perdu en huitième de finale, mais dans un match inoubliable contre le Brésil. Et ça fait de beaux souvenirs ! »
