Belgique

Annulation des épreuves de CE1D et CESS à Liège : écoles provinciales renoncent.

Les conditions ne sont pas réunies pour organiser les épreuves externes sereinement, selon le pouvoir provincial. En l’absence d’épreuves certificatives externes, ce sont les conseils de classe qui vont se prononcer sur la réussite de chaque élève sur base du travail annuel.


Les conditions ne sont pas réunies pour organiser les épreuves externes de manière sereine, a déclaré le pouvoir provincial jeudi soir. De nombreuses incertitudes demeurent, notamment concernant l’accès aux épreuves, leur acheminement, leur distribution, l’encadrement des élèves et la disponibilité des équipes éducatives.

Les parents et les élèves concernés ont été ou seront informés directement par les directions, à travers les canaux de communication habituels de chaque établissement.

Conformément à la législation communautaire, l’absence d’épreuves certificatives externes signifie que ce sont les conseils de classe qui devront se prononcer sur la réussite de chaque élève en se basant sur le travail réalisé durant l’année.

Cette décision de la Province fait suite à la décision similaire de la Ville de Liège d’annuler les épreuves du CE1D et du CESS dans ses écoles secondaires.

Une cinquantaine d’établissements secondaires liégeois ont donc annulé les épreuves certificatives CE1D et CESS qui étaient programmées pour ce vendredi. Cela concerne l’ensemble des écoles de la ville de Liège, de Wallonie-Bruxelles Enseignement sur la zone de Liège, ainsi que certains établissements du réseau libre.

« À ce jour et à cette heure, les conditions indispensables à l’organisation de ces épreuves ne sont pas réunies », précise un courrier des directions d’écoles de Wallonie-Bruxelles Enseignement de la zone liégeoise. Les raisons évoquées comprennent « l’impossibilité d’accès aux épreuves, les incertitudes quant à leur distribution, le manque prévisible de personnel pour encadrer les élèves, l’accès aux établissements tant pour les élèves que pour les membres du personnel, ainsi que l’impossibilité de garantir certains aménagements raisonnables ».

En réponse à ces annulations, la ministre Valérie Glatigny a annoncé dans l’après-midi l’envoi d’huissiers dans les écoles « coffres-forts » où sont conservés les examens. Cette démarche n’a cependant pas réussi à empêcher certaines écoles d’annuler les épreuves qui devaient débuter ce vendredi.

Il est important de rappeler que ces écoles « coffres-forts » sont bloquées depuis mercredi par des piquets.

En cas d’annulation de leur épreuve, les élèves seront évalués sur leur travail de l’année. « Ce sont les conseils de classe qui vont évaluer les aptitudes de chaque élève et retourner vers les parents pour les informer de la situation de leur enfant. Leur but ne sera évidemment pas de pénaliser les enfants, mais d’informer les parents du meilleur choix qui s’offre à eux », déclare Jorre Dewitte, secrétaire régional CGSP Enseignement.