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Trump ne cède pas aux critiques après l’accord signé avec l’Iran.

Le milliardaire américain a déclaré sur son réseau Truth Social que « la Bourse vient d’atteindre un RECORD HISTORIQUE et que les prix du pétrole sont en train de + chuter + ». Selon le ministère suisse des Affaires étrangères, « des premières négociations » sont désormais attendues vendredi dans un hôtel de luxe du Bürgenstock.


« Ces imbéciles, qui pensent que je n’ai pas été assez dur avec l’Iran, alors que la Bourse vient d’atteindre un RECORD HISTORIQUE et que les prix du pétrole sont en train de chuter, sont soit jaloux, soit malhonnêtes, soit stupides », a déclaré le milliardaire américain sur son réseau Truth Social.

Téhéran se réjouit d’avoir obtenu la promesse d’un déblocage des avoirs iraniens gelés à l’étranger et de la suspension des sanctions américaines sur la vente de pétrole iranien, dès la mise en œuvre du protocole.

La presse américaine est très critique. Même Fox News, la chaîne préférée du président américain, met en avant ceux qui « affirment que le cadre offre à l’Iran d’énormes avantages financiers, sans exiger le démantèlement de son infrastructure nucléaire ».

Pour le Wall Street Journal, Donald Trump « cède bien plus qu’il n’obtient ». Le sénateur républicain Bill Cassidy y voit « la pire bourde de politique étrangère depuis des décennies ».

Des « premières négociations » sont attendues vendredi dans un hôtel de luxe du Bürgenstock, une montagne surplombant le lac de Lucerne, selon le ministère suisse des Affaires étrangères. « À l’heure actuelle, il est toujours prévu que les Etats-Unis et l’Iran, ainsi que les médiateurs que sont le Pakistan et le Qatar, se réunissent demain », a-t-il précisé.

La présence du négociateur en chef iranien Mohammad Bagher Ghalibaf et du vice-président américain JD Vance avait été annoncée en début de semaine, mais aucune précision n’a été fournie côté suisse sur le déroulement, les acteurs ou la durée de cette réunion.

Le texte publié par Washington et Téhéran prévoit la réouverture immédiate du détroit d’Ormuz, verrouillé par l’Iran depuis le début de la guerre, et la levée simultanée du blocus américain des ports iraniens.

Cette annonce a entraîné un nouveau repli des marchés pétroliers, sachant qu’avant la guerre, un cinquième du brut mondial transitait par cette voie maritime. Vers 09h30 GMT (11h30 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, référence internationale, perdait 2,06% à 77,91 dollars, se rapprochant de son niveau d’avant-guerre, qui était entre 60 et 70 dollars.

Au Liban, où les combats se poursuivent bien qu’ils aient perdu en intensité, le chef du Hezbollah pro-Téhéran, Naïm Kassem, voit lui aussi une « grande victoire » pour l’Iran, qu’il remercie d’avoir insisté pour que le front libanais fasse bien partie du protocole.

Dans un message télévisé, il a appelé à « tirer profit » de cet accord pour « expulser Israël » du territoire libanais, exhortant Beyrouth à arrêter les négociations directes avec son voisin israélien, engagées depuis avril sous l’égide de Washington.

Le président libanais Joseph Aoun avait auparavant assuré que ce processus était « indépendant » de l’accord américano-iranien, auquel Israël n’a pas été associé.

Après l’annonce des grandes lignes de l’accord, le plus dur reste à faire avec des discussions durant les 60 prochains jours autour du programme nucléaire iranien, au cœur des désaccords entre les deux pays ennemis depuis des décennies.

Le protocole évoque un mécanisme permettant de traiter les stocks d’uranium hautement enrichi « en recourant, au minimum, à une méthode de dilution sur place sous la supervision de l’AIEA (Agence internationale de l’énergie atomique) » – une « victoire majeure » selon Washington.

Dans la foulée, l’instance onusienne s’est dite prête à commencer à définir des « mesures concrètes ».

Les Etats-Unis s’engagent par ailleurs, en cas d’accord définitif, à faciliter « avec leurs partenaires régionaux », notamment du Golfe, le déblocage d’un fonds de 300 milliards de dollars pour la reconstruction et le développement économique de l’Iran, sans que cela implique une quelconque participation financière américaine.

Les pays membres du G7, réunis en France, ont salué « une opportunité historique d’empêcher l’Iran d’acquérir toute arme nucléaire et de s’attaquer aux menaces liées à ses activités régionales et balistiques », même si la question des missiles iraniens n’est pas à l’ordre du jour des discussions selon Téhéran.