Belgique

Théo Francken : Les Russes ne cherchent pas la confrontation après des tirs en mer du Nord.

Le 1er mars 2026, des militaires ont été vus en opération sur le pétrolier dans les eaux internationales au large des côtes européennes. Selon Théo Francken, Moscou cherche avant tout à envoyer un message aux pays européens impliqués dans l’application des sanctions.

Une réponse à la saisie de navires russes

Des militaires en opération sur le pétrolier le 1er mars 2026 © La Défense

Depuis lors, le bâtiment russe multiplie les patrouilles dans les eaux internationales au large des côtes européennes.« C’est la frégate Grigorovitch. C’est une frégate russe assez connue« .

Selon Théo Francken, l’objectif est clair : « Ne touchez pas nos navires« .

Ils cherchent la confrontation. Ils cherchent à donner un signal clair : ne touchez pas nos navires

Pour le ministre, Moscou cherche avant tout à envoyer un message aux pays européens impliqués dans l’application des sanctions. « Ils cherchent la confrontation. Ils cherchent à donner un signal clair : ne touchez pas nos navires« .

Il poursuit : « C’est le pétrole et le gaz qu’on a besoin pour payer la guerre, pour tuer des Ukrainiens ».

Ces déclarations interviennent alors que plusieurs États européens ont renforcé leur surveillance maritime ces derniers mois, notamment dans la Manche, la mer du Nord et la mer Baltique.

Selon Théo Francken, la France a récemment intercepté un autre navire tandis que le Royaume-Uni a également mené des opérations similaires.

Sur cette image d’archive non datée fournie par le ministère britannique de la Défense, la frégate russe « Admiral Grigorovich » (au premier plan) est surveillée par le navire RFA Tideforce de la Royal Navy (à l’arrière-plan). L’ « Admiral Grigorovich » aurai © Tous droits réservés

Une présence jugée « remarquable »

Le ministre ne considère pas la présence de la frégate russe comme une menace militaire immédiate pour la Belgique. « Quand il reste dans les eaux internationales, la frégate peut rester là« .

Théo Francken juge néanmoins cette situation particulièrement préoccupante : « C’est très remarquable. Très remarquable ».

Il révèle également qu’il suivait déjà ce dossier depuis plusieurs semaines sans avoir souhaité communiquer publiquement. « C’est déjà pendant un mois que je sais qu’elle est là. Mais je n’ai jamais communiqué. Maintenant, c’est clair qu’ils sont plus agressifs ».

Nouvelle démonstration de force russe ?

Depuis le début de la guerre en Ukraine, plusieurs pays européens dénoncent une multiplication des comportements jugés intimidants de la part de la Russie en mer et dans les airs.

Pour le ministre belge de la Défense, la présence prolongée de la frégate russe dans les eaux proches de l’Europe occidentale s’inscrit dans cette logique. « C’est quelque chose qui est très important ».

Sans parler d’une menace directe contre le territoire belge, Théo Francken estime que Moscou cherche aujourd’hui à tester la détermination des États européens engagés dans le soutien à l’Ukraine et dans l’application des sanctions économiques visant la Russie.