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Le G7 « uni » pour augmenter la pression sur la Russie et stabiliser le Moyen-Orient.

Les pays du G7, comprenant l’Allemagne, le Canada, les États-Unis, la France, l’Italie, le Japon et le Royaume-Uni, ont discuté de la réouverture du détroit d’Ormuz et du retour de la stabilité au Liban après l’accord entre Téhéran et Washington. Le président américain a annoncé qu’il allait rétablir certaines sanctions sur le pétrole russe, « nous serons bientôt en mesure » de les réintroduire, alors que le trafic dans le détroit reprend timidement.


Les leaders des Sept – Allemagne, Canada, États-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni – ont également échangé avec des pays du Moyen-Orient sur les moyens d’accompagner la réouverture du détroit d’Ormuz et le retour à la stabilité au Liban suite à l’accord entre Téhéran et Washington.

L’annonce la plus attendue a été faite par le président américain, qui a exprimé son intention de rétablir certaines sanctions sur le pétrole russe, lesquelles avaient été temporairement suspendues pour faire face à la hausse des prix du brut en raison du conflit avec l’Iran.

« Nous serons bientôt en mesure » de les réintroduire, a-t-il déclaré, alors que le trafic dans le détroit, par lequel transite un cinquième des exportations mondiales d’hydrocarbures, reprend doucement. Ces exportations représentent la principale source de financement de l’effort de guerre russe depuis l’invasion de l’Ukraine en 2022.

Donald Trump, qui s’est récemment concentré sur le conflit en Iran, a également promis de « tout faire » pour contribuer à la fin de la guerre en Ukraine.

Les négociations de paix, sous médiation américaine, sont complètement bloquées depuis le début du conflit au Moyen-Orient, le 28 février.

Ces déclarations ont été accueillies avec soulagement par ses homologues, alors que le président américain a souvent montré plus d’écoute envers le président russe Vladimir Poutine qu’envers le président ukrainien Volodymyr Zelensky, qu’il avait reçu de manière particulièrement rude en février 2025 dans le Bureau Ovale.

Les dirigeants du G7 ont affirmé être « unis » et avoir constaté « une dynamique sur le terrain » en faveur de l’Ukraine, s’accordant à « augmenter la pression » sur la Russie et à fournir davantage de moyens de défense antiaérienne à Kiev, selon une source diplomatique française.

Comme signe de sa bonne volonté, Donald Trump a rencontré le président ukrainien en aparté pendant environ vingt minutes et devait le revoir dans l’après-midi. Leur dernière rencontre avait eu lieu le 28 décembre aux États-Unis.

Le président américain a félicité son homologue ukrainien pour la « performance » de l’armée ukrainienne sur le terrain et a reconnu que la « dynamique » était en faveur de l’Ukraine, selon un participant.

« C’est formidable que tout le monde comprenne que la Russie ne va pas gagner et que nous devons faire pression sur Poutine pour qu’il mette un terme à cette guerre« , a déclaré le président ukrainien, tandis qu’Emmanuel Macron a invité Zelensky à rester jusqu’à la fin du sommet mercredi.

Multipliant les attentions, le président français a accueilli Zelensky à son arrivée à l’hôtel Royal, au bord du lac Léman, où se déroulait cette année la rencontre des grandes puissances industrialisées.

Le Premier ministre britannique Keir Starmer a annoncé que le Royaume-Uni allait fournir de l’uranium enrichi à l’Ukraine pour ses centrales nucléaires et imposer de nouvelles sanctions à la Russie.

De son côté, le chef du gouvernement canadien a annoncé des sanctions ciblant la flotte de pétroliers en service pour la Russie, ses revenus énergétiques, son industrie de défense, ainsi que les acteurs de la désinformation.

Les dirigeants du G7, accompagnés de leurs homologues d’Égypte, du Qatar et des Émirats arabes unis, ont également salué l’accord irano-américain lors d’un déjeuner, le qualifiant de « très beau deal » selon une source diplomatique.

Ils ont souligné la « nécessité d’avoir de la visibilité sur la menace iranienne » et la importance de diversifier les routes d’approvisionnement en hydrocarbures pour réduire la dépendance au détroit d’Ormuz, cartes à l’appui, tout en plaidant pour un « effort multinational pour soutenir l’armée libanaise ».

Une source européenne a indiqué que les États-Unis demandent de « mettre des capacités de déminage » à disposition dans le détroit d’Ormuz, précisant que des navires français et allemands sont notamment mobilisés à cet effet.

Cependant, Donald Trump s’était montré peu intéressé la veille par la mission maritime internationale mise en place par Paris et Londres pour garantir la liberté de circulation dans la région, une fois la paix rétablie.

Le mercredi, dernier jour du sommet, le G7 accueillera plusieurs « leaders de la tech mondiale » pour un déjeuner où seront abordés la régulation et l’interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 15 ou 16 ans. Des débats qui s’annoncent tendus en compagnie de Donald Trump.