
Londres interdit l’accès aux réseaux sociaux pour les moins de 16 ans.
Londres a annoncé l’instauration d’une interdiction concernant des plateformes telles que Snapchat, TikTok, YouTube, Instagram, Facebook et X, mais pas les applications de messagerie comme WhatsApp et Signal. Selon le gouvernement, l’interdiction devrait entrer en vigueur « avant Noël » pour les moins de 18 ans et des détails pratiques restent à préciser avant l’adoption de la loi.
Londres suit ainsi l’exemple de l’Australie et de l’Indonésie, qui ont déjà mis en place des mesures similaires. Le Canada a également annoncé son intention de faire de même, et un projet de loi est actuellement examiné au Parlement français pour les moins de 15 ans.
Keir Starmer a qualifié l’interdiction de « étape importante » pour le pays et les familles lors d’une conférence de presse donnée à Downing Street, à trois jours d’une élection cruciale pour sa position à la tête du Labour et du pays, où il fait face à une contestation croissante.
« Les réseaux sociaux rendent les enfants malheureux. Ils facilitent le harcèlement et les abus », a-t-il affirmé.
De nombreux détails pratiques restent à définir avant l’adoption de la loi, attendue « avant Noël » pour entrer en vigueur « au début de l’année prochaine, probablement vers le printemps », selon le Premier ministre.
Cette interdiction concernera notamment des plateformes comme Snapchat, TikTok, YouTube, Instagram, Facebook et X. En revanche, les applications de messagerie comme WhatsApp et Signal ne seront pas incluses.
Le Royaume-Uni mettra également en œuvre des mesures touchant les plateformes de jeux vidéo et de streaming, a précisé M. Starmer. Cela inclura le blocage de certaines fonctions, comme la possibilité pour un inconnu de communiquer avec un enfant de moins de 16 ans. Ces restrictions seront également « activées par défaut » pour les moins de 17 ans.
En outre, Londres envisage des « couvre-feux nocturnes et des pauses dans (les fonctions de) défilement automatique (de contenus) pour les moins de 18 ans ». Les mineurs ne pourront pas non plus utiliser des chatbots basés sur l’IA pour simuler des relations sexuelles ou des jeux de rôle.
Début juin, Londres avait déjà exigé que les géants de la technologie comme Apple ou Google mettent en place, dans un délai de trois mois, des outils empêchant l’envoi et la réception d’images à caractère sexuel explicite par des mineurs, menaçant de légiférer en cas de non-respect.
Cette annonce fait suite à une consultation nationale qui a recueilli environ 116 000 contributions, devenant ainsi la deuxième plus importante du pays. Près de 91 % des parents ayant répondu y ont exprimé leur soutien à une telle interdiction.
