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Guerre en Ukraine : Kiev choqué par les bombes sur la cathédrale, Macron presse Trump

Au moins 11 personnes ont été tuées lundi dans une série de frappes russes sur des villes d’Ukraine, et un incendie a ravagé le toit de la cathédrale de la Dormition à Kiev, classée au patrimoine mondial de l’Unesco. Les ministres des Affaires étrangères de l’UE ont officiellement ouvert dans l’après-midi une première série de négociations avec l’Ukraine et la Moldavie, après la levée d’un veto hongrois qui bloquait le processus depuis 2024.

Vous n’avez pas suivi les derniers développements sur la guerre en Ukraine ? 20 Minutes vous résume les événements chaque soir. Voici l’essentiel de ce lundi 15 juin 2026, au 1.572e jour du conflit.

Le fait du jour

Une tragédie doublée d’une catastrophe patrimoniale. Au moins 11 personnes ont perdu la vie lundi à la suite d’une série de frappes russes sur des villes ukrainiennes, provoquant un incendie qui a ravagé le toit de la cathédrale de la Dormition à Kiev. Cet édifice orthodoxe, symbole de la capitale, est inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco.

Le président ukrainien Zelensky, qui s’est rendu sur les lieux, a affirmé que la Russie avait visé « délibérément » avec deux drones « la partie de la ville » où se situe le monastère. Le père Makary, l’un des membres du clergé officiant sur le site, estime également que la Russie a visé spécifiquement cette « perle de l’architecture ukrainienne ». « Ils ne veulent pas seulement nous détruire physiquement, mais surtout effacer notre mémoire », a déclaré le prêtre.

Les services de sécurité ukrainiens (SBU) ont rapporté avoir récupéré des débris d’un drone Gueran-2 russe sur le site de l’impact. De son côté, le ministère russe de la Défense a démenti avoir ciblé la cathédrale, qui revêt aussi une grande importance religieuse pour la Russie, affirmant qu’elle avait été touchée par un missile de type Patriot, fabriqué aux États-Unis, tiré par les forces de défense antiaérienne ukrainiennes.

La déclaration du jour

« Ce que je veux, c’est avoir des Américains qui se disent « on est avec vous, on va continuer d’aider l’Ukraine, on va mettre la pression davantage sur la Russie » »

Cette déclaration provient d’Emmanuel Macron, faite ce lundi sur TF1. Le président français espère persuader son homologue américain Donald Trump de renforcer la « pression » sur la Russie lors du sommet du G7 qui débute ce lundi soir à Évian. « La bonne négociation, c’est l’Ukraine et la Russie autour de la table, mais avec les Européens et les Américains présents », a-t-il ajouté.

Les discussions se sont jusqu’à présent déroulées sous la médiation des États-Unis, sans participation européenne. Les États-Unis, par ailleurs, sont principalement concentrés sur le règlement du conflit qu’ils ont initié en Iran le 28 février.

Les Européens espèrent également convaincre Donald Trump d’adopter une position plus équilibrée en faveur de l’Ukraine, alors que ses émissaires ont envisagé des concessions territoriales en faveur de la Russie allant au-delà de la ligne de front. « C’est un allié qui pensait pouvoir mettre un terme rapidement à la guerre en Russie il y a un an et demi, qui a constaté la difficulté à nos côtés, qui ne finance plus l’effort de guerre », a souligné le président français.

La tendance

Volodymyr Zelensky a déclaré ce lundi avoir proposé de rencontrer son homologue russe Vladimir Poutine lors du G7 en France, mais que la Russie « n’est pas prête » à négocier une fin au conflit en Ukraine. « Nous avons fait passer le message que nous sommes prêts à rencontrer (Vladimir) Poutine au G7, car (Donald) Trump y est, (Emmanuel) Macron y est, (Keir) Starmer, (Friedrich) Merz, donc les Européens plus les Américains. C’est une très bonne occasion de se rencontrer tous », a indiqué le dirigeant ukrainien en anglais à des journalistes.

« L’Europe et les États-Unis ont donné leur accord, et la Russie a prouvé une fois de plus qu’elle n’est pas prête à dialoguer », a déclaré Volodymyr Zelensky, soulignant la nécessité d’accentuer la pression sur le président russe, « jusqu’à ce qu’il mette fin à la guerre ».

Le chiffre du jour

27. C’est le nombre de pays membres de l’Union européenne. L’Ukraine n’en fait pas partie, mais après des années de blocage, elle a franchi ce lundi une étape importante vers son adhésion. Les ministres des Affaires étrangères de l’UE, réunis à Luxembourg, ont officiellement ouvert dans l’après-midi une première série de négociations avec l’Ukraine et la Moldavie, après la levée d’un veto hongrois qui bloquait le processus depuis 2024. D’autres chapitres de négociations seront abordés d’ici à la fin juillet.

Parallèlement, Kiev doit encore fournir un énorme effort pour se conformer à l’« acquis communautaire », c’est-à-dire aux nombreuses règles et normes en vigueur dans l’UE, concernant des domaines tels que l’environnement, l’agriculture et le marché intérieur.