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Haïti : l’ONU alerte sur 2.300 morts, viols et pillages par des gangs

Selon Volker Türk, Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, la violence des gangs a causé « au moins 2.300 morts, 1.100 blessés et 99 enlèvements depuis le début de l’année » à Haïti. Près d’un million et demi de personnes sont actuellement déplacées en Haïti, selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).


C’est une hécatombe. Selon Volker Türk, Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, la violence des gangs a causé « au moins 2.300 morts, 1.100 blessés et 99 enlèvements depuis le début de l’année » en Haïti.

Il a exhorté les autorités « à agir rapidement pour mettre en place des structures judiciaires permettant de lutter contre l’impunité », ce lundi devant le Conseil des droits de l’homme à Genève, en Suisse.

Plus d’un million de déplacés

Depuis de nombreuses années, le pays le plus pauvre d’Amérique est rongé par la violence des bandes criminelles, qui sont responsables de meurtres, viols, pillages et enlèvements. Et la situation s’est encore aggravée ces dernières années, s’étendant au-delà de la capitale Port-au-Prince.

À cause de ces violences, près d’un million et demi de personnes sont actuellement déplacées en Haïti, selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). En mai, plus de 18.000 personnes avaient été contraintes de fuir le bidonville de Cité Soleil, le plus grand de Port-au-Prince.

1.500 militaires déployés

Le Conseil de sécurité a décidé en septembre de remplacer la Mission multinationale d’appui à la sécurité (MMAS) par la Force de répression des gangs (FRG), qui pourra compter un maximum de 5.500 personnels en uniforme, des policiers mais aussi des militaires, contrairement à la MMAS. La FRG, mandatée par l’ONU, « est nécessaire de toute urgence et doit opérer dans le respect du droit international des droits de l’homme », a martelé Volker Türk.

Le dernier contingent de policiers kényans engagés au sein de la MMAS, menée par le Kenya, a quitté le pays fin avril. La nouvelle force, qui devrait compter à terme 1.500 militaires tchadiens, se déploiera « par phases » dans les prochains mois, avait annoncé le 23 avril devant le Conseil de sécurité le représentant spécial Jack Christofides, nommé par le groupe des pays partenaires de la FRG, dirigé par les États-Unis.