
Les États-Unis limitent l’accès à certains modèles d’IA pour l’UE, qui ne nie pas être un « risque » pour son « partenaire »
Après la décision du gouvernement américain de suspendre l’accès aux modèles les plus puissants de l’entreprise Anthropic, l’Europe a répliqué, appelant les Etats-Unis à coopérer sur ces dossiers. Actuellement, l’Europe est structurellement dépendante de fournisseurs extra-européens, à plus de 80 % pour ses produits, services et infrastructures numériques.
Panique autour de l’accès à l’intelligence artificielle. Suite à la décision du gouvernement américain de suspendre l’accès aux modèles les plus avancés de l’entreprise Anthropic, l’Europe a réagi en appelant les États-Unis à coopérer sur ces questions et en affirmant ne pas représenter « un risque pour la sécurité » pour ce pays.
« L’Europe représente une opportunité économique, pas un risque pour la sécurité. Nous sommes et resterons un partenaire de confiance. C’est pourquoi nous devons coopérer sur les nouveaux modèles d’IA puissants », a déclaré lundi la Commissaire européenne chargée du numérique, Henna Virkkunen, sur les réseaux sociaux. « C’est un défi mondial partagé », a-t-elle souligné. La situation met également en évidence « la nécessité pour l’Europe de viser la souveraineté technologique », a ajouté cette responsable.
Dépendance à 80 % à des fournisseurs extra-européens. L’exécutif européen a présenté début juin une série de mesures visant à diminuer sa dépendance aux technologies américaines et asiatiques. Bruxelles souhaite notamment réserver certains contrats numériques aux entreprises européennes. Cette mesure doit encore être examinée entre les États membres et les eurodéputés.
Actuellement, l’Europe est structurellement dépendante à plus de 80 % de fournisseurs extra-européens pour ses produits, services et infrastructures numériques.
