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Guerre au Moyen-Orient : Khamenei et Larijani tués durant le conflit ?

Depuis le début de la guerre lancée par les Etats-Unis et Israël, le pouvoir iranien a été durement frappé, sans pour autant tomber. Le guide suprême Ali Khamenei a été tué au premier jour de la guerre, le 28 février, lors d’une frappe sur Téhéran.


Depuis le début du conflit initié par les États-Unis et Israël, le régime iranien a subi de lourdes pertes sans néanmoins s’effondrer. Les bombardements sur l’Iran ont entraîné la mort de nombreux hauts responsables politiques et militaires, parmi lesquels se trouve l’ayatollah Ali Khamenei, leader du régime iranien depuis trente-sept ans.

En mars, Donald Trump s’était félicité d’avoir réalisé un « changement de régime », un mois après le début de son offensive conjointe avec Israël. Cependant, la République islamique a démontré sa résilience en remplaçant rapidement les dirigeants abattus. Alors que Trump et le gouvernement de Téhéran ont annoncé la fin des hostilités dans la nuit de dimanche à lundi, voici un bilan des figures influentes du pouvoir iranien décédées depuis le 28 février.

### Le guide suprême
Le guide suprême Ali Khamenei a été tué le 28 février, lors du premier jour du conflit, au cours d’un bombardement sur Téhéran qui a également fait des victimes parmi sa famille. Son fils Mojtaba, bien que blessé, lui a succédé mais n’est pas encore sorti en public. Ses obsèques auront lieu à Machhad, sa ville natale, le 9 juillet, après deux jours d’hommages nationaux à Téhéran et un hommage prévu dans la ville sainte de Qom le 7 juillet.

### Le chef de la sécurité iranienne
La mort d’Ali Larijani, figure clé du pouvoir iranien, représente probablement une des plus lourdes pertes subies par la République islamique après celle d’Ali Khamenei. Il a été tué le 17 mars lors d’un bombardement israélien, apparemment dans la région de Téhéran, aux côtés d’autres membres de sa famille.

### Le chef des Gardiens de la révolution
Mohammad Pakpour, ancien dirigeant des forces terrestres des Gardiens, a également péri le premier jour de la guerre. À la tête de l’armée idéologique de la République islamique depuis juin 2025, il avait succédé à Hossein Salami, décédé durant la guerre des 12 jours entre Israël et l’Iran. Il a été remplacé par l’ancien ministre de l’Intérieur et de la Défense, Ahmad Vahidi.

### Le commandant de la marine
Alireza Tangsiri, vétéran de la guerre Iran-Irak de 1980-1988, faisait partie des plus hauts responsables du commandement des Gardiens, dont il dirigeait la marine depuis 2018. Israël a affirmé l’avoir tué, aux côtés d’autres officiers supérieurs.

### Le conseiller du guide suprême
Ali Shamkhani, figure des forces armées depuis les années 1980, a été tué le premier jour du conflit. Il a eu des funérailles publiques à Téhéran.

### Le ministre du Renseignement
Esmaïl Khatib a été tué dans un bombardement israélien à Téhéran le 18 mars. En poste depuis 2021, il était accusé par des organisations de défense des droits humains d’avoir joué un rôle important dans la répression des manifestations contre le régime.

### Le ministre de la Défense
Aziz Nasirzadeh, ministre de la Défense depuis 2024 et vétéran de la guerre Iran-Irak, a également été tué lors d’une frappe le premier jour du conflit.

### Le commandant du Bassidj
Gholamreza Soleimani, à la tête du Bassidj, une force paramilitaire de volontaires mobilisés contre les manifestations hostiles aux autorités, a été tué le 17 mars.

### Le porte-parole des Gardiens
Ali-Mohammad Naïni a trouvé la mort dans ce que les Gardiens ont qualifié d’attaque « lâche » des États-Unis et d’Israël. Peu avant que son décès ne soit confirmé, il avait affirmé à l’agence de presse Fars que la production de missiles d’Iran méritait « la note parfaite » et se poursuivait malgré le conflit.

### Le chef du bureau militaire du guide suprême
Mohammad Shirazi a été tué le premier jour de la guerre, ayant pour mission essentielle de coordonner les divers services de sécurité au sein du bureau du guide suprême.

### Le chef d’état-major des forces armées
Abdolrahim Mousavi, décédé le premier jour de la guerre, n’était en fonction que depuis juin 2025, après la mort de son prédécesseur Mohammad Bagheri lors de la guerre des 12 jours.