Tunisie

Travailleuses agricoles : à quand la fin du drame ?

Vendredi 12 juin, un accident de la route sur l’axe reliant les délégations de Regueb et Mezzouna a causé la mort de nouvelles ouvrières agricoles et fait treize blessées. Les autorités, notamment le Président de la République, ont identifié l’amélioration des conditions de vie et de protection sociale des ouvrières agricoles comme une priorité, avec la création d’un fonds de protection sociale pour ces travailleuses.

L’actualité nationale a été marquée par la tristesse suite à l’annonce de nouveaux décès d’ouvrières agricoles survenus vendredi 12 juin dans un accident de la route sur l’axe reliant les délégations de Regueb et Mezzouna, un accident qui a également fait treize blessées.

Cette tragédie relance, une fois de plus, le débat sur le transport rural des ouvrières agricoles, car le même constat s’impose : un véhicule utilitaire léger transportant plusieurs dizaines de travailleuses agricoles emprunte des routes secondaires souvent en mauvais état dans des conditions de sécurité limitées.

Il est important de souligner que ce type de transport, malheureusement utilisé dans de nombreuses zones agricoles, a toujours suscité de vives critiques en raison de son inadéquation avec le nombre de passagers et les conditions de circulation, sans oublier les moyens d’assistance souvent insuffisants.

Le problème persistant concerne les conditions initiales qui, malgré les dénonciations répétées, demeurent largement inchangées dans les régions rurales du pays, exposant fréquemment la vie des travailleuses agricoles à des risques graves sur les routes dans des véhicules inadaptés.

Cela soulève la nécessité d’aborder la question plus large de l’organisation du transport rural, de la sécurité des déplacements professionnels et de la dépendance à des moyens de transport informels dans certaines régions. En effet, tant que ces conditions resteront en place, les routes rurales continueront d’être le lieu d’accidents tragiques entraînant des pertes humaines significatives, en particulier parmi les travailleuses du secteur agricole.

Cependant, les autorités concernées, en particulier le Président de la République, ont fait de l’amélioration des conditions de vie et de la protection sociale des ouvrières agricoles une priorité de l’État, avec la création d’un fonds de protection sociale pour ces travailleuses souvent marginalisées et exposées à de graves risques.

Il est pertinent de rappeler qu’à l’annonce de cette décision, le gouvernement a commencé à mettre en place un fonds destiné à la sécurité sociale des ouvrières agricoles, avec pour objectif clair de garantir leurs droits fondamentaux, tout en s’efforçant d’étendre la couverture sociale et de rédiger des textes législatifs les protégeant.

Il est donc impératif de passer à l’action et de concrétiser les textes dans les faits afin de mettre un terme définitif à des drames évitables, car cela préservera le pays de situations négatives sur le plan des ressources humaines et au niveau socioéconomique.