
Guerre au Moyen-Orient : Trump proche d’accord avec Téhéran, Iraniens hésitants
« La signature de l’accord est prévue pour demain, et dès qu’il aura été signé, le détroit d’Ormuz sera OUVERT À TOUS », a écrit le président américain sur son réseau Truth Social. « La République islamique d’Iran n’a pas encore pris ni annoncé sa décision finale concernant le protocole d’accord proposé lors des négociations », a écrit l’agence de presse iranienne Fars.
« La signature de l’accord est prévue pour demain, et dès qu’il aura été signé, le détroit d’Ormuz sera OUVERT À TOUS », a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.
Il a également indiqué que les États-Unis iraient chercher en Iran l’uranium enrichi par la suite, dans un autre message sur Truth Social. « Le moment venu, quand tout sera calme, nous irons récupérer la poussière nucléaire, enfouie profondément » dans les montagnes « grâce à nos magnifiques bombardiers B-2 et à leurs brillants pilotes, et nous la diluerons et la détruirons, que ce soit en Iran ou aux États-Unis », a-t-il ajouté.
Dans ce long message sur l’accord imminent, le président a affirmé que les Iraniens « ne veulent plus d’arme nucléaire« . « Ils ne veulent même plus du tout d’arme nucléaire, et ils n’en auront pas, ni en l’achetant, ni en la développant, ni d’aucune autre manière.«
Nous disposons de l’option ultime
Un calendrier incertain
Par ailleurs, Donald Trump a brandi la menace de « l’option ultime » si l’Iran venait à ne pas coopérer. « Nous nous réjouissons à l’idée de poursuivre notre collaboration avec l’Iran et l’ensemble du Moyen-Orient pendant encore longtemps. Espérons que ce processus se déroulera rapidement, sans heurt et en toute fluidité. Si ce n’était pas le cas, nous disposons de l’option ultime, que nous espérons ne plus jamais avoir à utiliser !« , a-t-il écrit.
Le régime iranien, de son côté, a toutefois exclu samedi après-midi qu’un accord de cessez-le-feu soit conclu avec les États-Unis dans les 24 heures, comme l’avait annoncé plus tôt dans la journée le Pakistan, médiateur dans le conflit. « Nous devons attendre pour connaître la date exacte de la signature », avait déclaré le porte-parole Esmaïl Baghaï. « Ce ne sera pas avant demain/dimanche. » Le porte-parole a néanmoins dit s’attendre à un accord mais pas si tôt, « dans les prochains jours ».
Il convient de noter que Donald Trump, qui célèbre ce dimanche son 80e anniversaire (avec un combat de MMA devant la Maison-Blanche), espère probablement que Téhéran signe cet accord aujourd’hui. L’Iran lui ferait-il ce cadeau ? Selon de nombreux experts, il y a cependant des raisons d’en douter…
Les deux parties avaient laissé entendre ces dernières heures qu’un accord était sur le point d’aboutir pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient. « Nous sommes plus proches que jamais d’un accord de paix« , qui pourrait intervenir « dans les prochaines 24 heures« , a aussi affirmé plus tôt samedi le Premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif, dont le pays a joué un rôle de médiateur dans le conflit. Les versions des médias iraniens et de Washington sur un éventuel accord divergent, après des semaines de négociations difficiles.
L’agence de presse iranienne Mehr a publié ce qu’elle a présenté comme une ébauche de protocole en 14 points, comprenant une série de conditions iraniennes, parmi lesquelles
- le droit à l’enrichissement d’uranium,
- et le déblocage rapide de 24 milliards de dollars de fonds iraniens gelés à l’étranger.
Téhéran n’aurait « pas encore pris de décision finale » pour un accord
L’agence de presse iranienne Fars, réputée proche des milieux conservateurs, a rapporté dimanche que l’Iran n’avait pas encore pris de décision concernant la signature du protocole d’accord en discussion avec les États-Unis. « La République islamique d’Iran n’a pas encore pris ni annoncé sa décision finale concernant le protocole d’accord proposé lors des négociations », a écrit Fars, citant une « une source bien informée proche de l’équipe de négociation » iranienne.
Délégation qatarie à Téhéran
Une délégation du Qatar, pays qui soutient la médiation du Pakistan entre l’Iran et les États-Unis, est arrivée dimanche à Téhéran pour les négociations, selon des médias iraniens et un diplomate. D’après l’agence Isna, un conseiller du ministre des Affaires étrangères du Qatar a été envoyé en Iran. Cette visite a pour but d’« examiner les derniers développements liés au processus diplomatique », a expliqué Tasnim, une autre agence iranienne. « Des négociateurs qataris se sont envolés pour Téhéran ce matin […] pour aider à finaliser l’accord », a confirmé à l’AFP sous couvert d’anonymat un diplomate proche des discussions.
