
« Georges-Louis Bouchez défie les sondages : ‘En 2029, nous gagnerons' »
Georges-Louis Bouchez a souligné que « les gens sauront reconnaître ceux qui ont eu le courage de prendre leurs responsabilités » lors de son discours au Palais des Académies à Bruxelles. Le parti libéral belge, créé en 1846, est considéré comme le plus ancien parti européen et a changé plusieurs fois de nom.
Les sondages défavorables et les critiques concernant les réformes mises en place par les différents gouvernements n’ont pas semblé réduire l’enthousiasme du président du Mouvement Réformateur (MR). Ce matin, lors d’une intervention au Palais des Académies à Bruxelles à l’occasion des 180 ans du parti libéral, Georges-Louis Bouchez a affirmé que « les gens sauront reconnaître ceux qui ont eu le courage de prendre leurs responsabilités« .
Le président du MR, fervent réformateur, a également évoqué les manifestations contre les réformes éducatives. Son discours prônait l’apaisement : « Je veux dire aux enseignants à quel point ils sont essentiels, à quel point ils ont tout notre respect et à quel point notre porte sera toujours ouverte« .
Il a de plus encouragé les membres du MR à continuer de communiquer sur les mesures entreprises, soulignant que « La philosophie libérale est la seule philosophie dans l’histoire de l’humanité qui a fonctionné« , en rappelant qu’aucun peuple n’avait protesté violemment contre un tel régime. Selon Bouchez, le libéralisme serait synonyme de respect, de responsabilité et de richesse partagée.
Le président du MR a identifié « trois dangers » : l’individualisme excessif, le radicalisme religieux et l’extrémisme politique, qu’il estime présents tant à gauche qu’à droite.
Le président du parti libéral flamand Anders, Frédéric De Gucht, était également présent et a pris la parole au Palais des Académies. La division entre les deux partis « frères », souvent soulignée ces dernières semaines, semblait avoir été mise de côté. Cette division interrogeait jusqu’à la nature même du libéralisme défendu par Anders, un point que Georges-Louis Bouchez a confirmé en considérant la création d’un MR Flanders, qu’il désigne comme le véritable parti libéral, à l’approche des élections de 2029.
Frédéric De Gucht a appelé à l’unité au sein de la famille politique libérale, soulignant que le MR fait partie de la majorité fédérale tandis qu’Anders est dans l’opposition. Il a insisté sur le fait que « les forces libérales ne peuvent plus se payer le luxe de la division interne« , plaidant pour « former un front contre le populisme« . Selon lui, « On gagne ce combat ensemble ou on perd individuellement« , ce qui a suscité une forte ovation dans la salle.
Si le MR a affirmé ses liens avec Anders, l’objectif du parti libéral le 14 juin était également de mettre à l’honneur « plusieurs personnalités dont le parcours incarne les valeurs de liberté, de courage, d’initiative et de prospérité« . Parmi elles figuraient Éric Domb, fondateur de Pairi Daiza, l’essayiste et résistante iranienne Mahaz Shirali, et l’ancien ministre ukrainien de la Culture, ainsi qu’ambassadeur de l’Ukraine auprès du Conseil de l’Europe, Mykola Tochytskyi.
Créé en 1846 lors d’un congrès fondateur à l’hôtel de ville de Bruxelles, le parti libéral belge est reconnu comme le plus ancien parti européen. Il a changé à plusieurs reprises de nom : PLP, PRL et finalement MR du côté francophone, et PVV, VLD, Open Vld puis Anders du côté néerlandophone. Le parti flamand est devenu autonome par rapport au PLP en 1972.
