International

En 2025, Israël attribué à plus de la moitié des morts par armes explosives.

En 2025, au moins 22.600 civils ont été tués ou blessés par des armes explosives dans 65 pays, dont « 56 % du total des décès recensés dans le monde (sont) attribués aux forces armées israéliennes ». L’utilisation des armes explosives en zones peuplées a entraîné 1.272 incidents touchant des établissements et équipes de santé et une augmentation de 64 % des attaques contre les écoles pour atteindre 1.416 incidents.


Plus de la moitié des décès causés par des armes explosives dans le monde en 2025 sont attribués à l’armée israélienne. L’État hébreu effectue notamment des opérations dans la bande de Gaza en réponse à l’attaque du Hamas survenue le 7 octobre 2023. Cette information provient du rapport annuel de l’Observatoire des armes explosives, transmis jeudi à l’AFP.

En tout, au moins 22.600 civils ont été tués ou blessés par des armes explosives dans 65 pays en 2025. L’Observatoire, qui regroupe plusieurs dizaines d’ONG, documente les dommages causés dans des zones peuplées par des bombardements, des attaques de drones, des mines antipersonnel ou des bombes à sous-munitions.

Israël est particulièrement visé, avec des opérations militaires principalement concentrées sur la bande de Gaza. Malgré un cessez-le-feu signé le 10 octobre 2025, le territoire subit des frappes quasi quotidiennes. D’autres pays subissent également de lourdes pertes, tels que l’Ukraine, la Birmanie, la Syrie et le Soudan, qui figurent parmi les régions les plus touchées. Plus largement, les forces armées étatiques sont responsables de 85 % de tous les incidents causant des dommages civils, selon le rapport.

L’utilisation des drones est en forte progression. En Ukraine, celle-ci a augmenté de 358 % dans les attaques contre les écoles. Dans les territoires palestiniens, les frappes de drones sur des camps de déplacés à Gaza et en Cisjordanie ont été multipliées par cinq, passant de 64 incidents en 2024 à 303 en 2025. Ces données ne prennent en compte que les dommages directement liés aux armes explosives et sont probablement sous-estimées. Elles n’incluent pas les conséquences indirectes, notamment la destruction d’infrastructures civiles comme les hôpitaux, qui entraîne également des victimes.

Au-delà du bilan humain, l’impact touche les services essentiels. « L’utilisation des armes explosives en zones peuplées démantèle méthodiquement l’accès des civils aux services de base indispensables à leur survie : écoles, hôpitaux, convois d’aide, canalisations d’eau et marchés alimentaires sont détruits à des rythmes croissants », a déclaré dans un communiqué la directrice du plaidoyer chez Handicap International. Les attaques visant ces infrastructures restent élevées. En 2025, 1.272 incidents ont touché les établissements et les équipes de santé. Les attaques contre les écoles et universités ont augmenté de 64 %, atteignant 1.416 incidents, et celles visant les opérations d’aide humanitaire ont progressé de 52 %, avec 2.541 incidents recensés.