
Coopération Tunisie–ZLECAf : plan d’action pour l’intégration continentale
M. Wamkele Mene, Secrétaire Général de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), effectue une visite de travail en Tunisie du 10 au 13 juin 2026. À la suite de cette visite, il a été convenu d’élaborer un Plan d’Action conjoint entre la Tunisie et le Secrétariat Général de la ZLECAf définissant les priorités de coopération pour la prochaine étape.
À l’invitation de M. Mohamed Ali Nafti, Ministre des Affaires Étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’Étranger, M. Wamkele Mene, Secrétaire Général de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), effectue une visite de travail en Tunisie du 10 au 13 juin 2026.
Au début de cette visite, M. le Ministre a reçu, le jeudi 11 juin 2026 au siège du Ministère, le Secrétaire Général de la ZLECAf, accompagné d’une délégation de responsables et d’experts du Secrétariat Général. Une séance de travail a été dédiée à l’examen des avancées réalisées dans la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine et à l’évaluation des perspectives de coopération entre celle-ci et la Tunisie.
Dans ce cadre, M. le Ministre a réaffirmé l’engagement de la Tunisie envers l’action africaine commune dans tous les domaines et la poursuite des efforts pour réaliser l’intégration économique du continent, à travers l’accord qui institue la Zone, considéré comme l’un des projets d’intégration les plus importants pour atteindre les objectifs de développement durable et de l’Agenda Afrique 2063.
Il a rappelé que la Tunisie fait partie des premiers pays à signer et à ratifier l’accord, et à s’engager dans sa mise en œuvre, soulignant sa disponibilité à soutenir l’agenda de développement continental grâce à son expertise dans les domaines du commerce et du développement, ainsi qu’à travers des programmes de formation et de renforcement des capacités. Ces contributions visent à améliorer les capacités du continent dans la réalisation de l’intégration économique et d’un développement inclusif. M. le Ministre a également insisté sur l’importance de tirer parti des acquis réalisés dans le cadre du Marché commun de l’Afrique orientale et australe (COMESA) pour atteindre les objectifs de la ZLECAf et développer les échanges commerciaux et les investissements intra-africains.
M. le Ministre a présenté les atouts logistiques et les infrastructures modernes dont dispose la Tunisie, qui lui permettent de jouer un rôle central dans le soutien aux échanges commerciaux continentaux. Il a mis en avant les capacités des ports commerciaux tunisiens dans le transport et la logistique, ainsi que les projets stratégiques en cours de développement, renforçant la position de la Tunisie comme plateforme régionale reliant l’Afrique, l’Europe et le bassin méditerranéen.
M. Mohamed Ali Nafti a souligné l’importance de renforcer la coordination, la concertation et le travail collaboratif entre le Secrétariat Général de la ZLECAf et les autres institutions africaines spécialisées, notamment celles basées en Tunisie, comme l’Institut Africain de la Statistique et le Centre Africain d’Excellence pour les marchés inclusifs. Il a indiqué que ce renforcement de la coopération contribuerait à établir un système africain intégré et efficace, capable de soutenir la compétitivité des économies africaines et de développer les chaînes de valeur continentales, tout en répondant aux exigences de développement durable et d’intégration économique.
De son côté, le Secrétaire Général a salué le rôle pionnier de la Tunisie dans la mise en œuvre de l’accord instituant la ZLECAf et ses efforts constructifs ayant facilité l’achèvement de son cadre juridique. Il a manifesté sa reconnaissance pour le soutien reçu depuis son élection à la tête du Secrétariat Général et a exprimé sa volonté de continuer la coopération commune à l’avenir pour contribuer à la réalisation des objectifs de développement et de prospérité des États parties.
Le Secrétaire Général a également félicité les compétences tunisiennes travaillant au sein du Secrétariat Général, réaffirmant son attachement au renforcement de la coopération avec la Tunisie dans le domaine du développement des compétences et des capacités, ainsi qu’à la poursuite des efforts communs pour relever les défis du commerce et de l’investissement entre les pays africains.
La rencontre a également porté sur l’importance de développer des projets de connectivité logistique et d’infrastructures continentales, notamment les corridors commerciaux africains, jugés essentiels pour faciliter la circulation des biens et des services et renforcer les chaînes de valeur régionales et continentales. De plus, il a été souligné que des projets devraient permettre aux femmes et aux jeunes de tirer parti des opportunités offertes par la ZLECAf grâce à leur participation au commerce, à l’investissement et à l’entrepreneuriat, favorisant ainsi leur inclusion économique et sociale.
À la fin de la réunion, les participants ont convenu d’élaborer un Plan d’Action conjoint entre la Tunisie et le Secrétariat Général de la ZLECAf, définissant les priorités de coopération pour la prochaine étape ainsi que les mécanismes de suivi de leur mise en œuvre, afin d’optimiser les opportunités économiques et commerciales offertes par l’accord. L’importance de la participation du Secrétaire Général de la ZLECAf à la 22ᵉ édition du Forum de l’Investissement de Tunis, prévu les 25 et 26 juin 2026, a également été soulignée, témoignant de l’engagement de cette organisation pour l’amélioration du climat d’investissement sur le continent africain.
Enfin, le Secrétaire Général de la ZLECAf s’est rendu à l’Académie Diplomatique Internationale de Tunis, où il a donné une conférence en présence de M. Samir Abid, Ministre du Commerce et du Développement des Exportations, ainsi que d’Ambassadeurs et de représentants d’États et d’organisations africains accrédités en Tunisie. Lors de cette occasion, il a présenté les différentes étapes du projet de création de la Zone de libre-échange continentale africaine, les défis principaux auxquels elle fait face, ainsi que les opportunités qu’elle offre et les mécanismes disponibles pour faciliter les échanges commerciaux, les transactions financières et promouvoir l’investissement sur le continent africain.
