
Fuite du sujet de philosophie : le ministère ne confirme pas et dévoile ses conclusions.
Une vidéo diffusée le mercredi 3 juin, lors du premier jour de la session principale du baccalauréat 2026, a suscité une polémique quant à l’authenticité d’un sujet de philosophie présenté par une enseignante, qui aurait fuité dès le début de l’examen. Selon les conclusions d’une enquête, le document montré dans la vidéo ne correspondait pas au sujet de la session 2026, mais à un ancien sujet de 2022, ce qui constitue une falsification des faits.
Une vidéo largement diffusée sur les réseaux sociaux le premier jour de la session principale du baccalauréat 2026, le mercredi 3 juin, a déclenché une vive polémique et suscité l’inquiétude des candidats, de leurs familles ainsi que du grand public.
Dans cette séquence, une enseignante du secondaire apparaît en tenant ce qu’elle présente comme le sujet de l’épreuve de philosophie de la section Lettres. Elle a affirmé que le document aurait fuité dès les premières minutes du début de l’examen, suscitant des doutes quant aux importantes mesures mises en place pour assurer sa sécurité et son bon déroulement.
Le ministère de l’Éducation a lancé une enquête pour vérifier l’authenticité des informations diffusées. Les investigations menées ont montré que le document présenté dans la vidéo ne correspondait pas au sujet de la session 2026. Selon les conclusions de l’enquête, l’enseignante impliquée aurait utilisé un ancien sujet de 2022, présenté à tort comme celui de l’examen en cours, ce qui constitue une falsification des faits.
Sur les ondes de la radio nationale, le directeur général des examens, Mohamed Mili, a démenti les informations concernant des poursuites judiciaires contre l’enseignante. Il a néanmoins réaffirmé la vigilance des autorités éducatives face à toute tentative de diffusion de fausses informations pouvant nuire à la crédibilité des examens nationaux.
Le responsable a également rappelé l’ampleur du dispositif de sécurisation mis en place pour la session du baccalauréat 2026. Plus de 156 000 personnes ont été mobilisées à travers le pays pour assurer la protection des centres d’examen, l’acheminement des sujets et le respect des procédures établies.
De plus, des mesures techniques exceptionnelles ont été mises en œuvre, y compris le brouillage des réseaux internet à proximité des centres d’examen, afin de prévenir toute tentative de fuite et de transmission illégale des sujets.
Grâce à ces dispositifs, le ministère vise à préserver l’intégrité, la transparence et la réputation du baccalauréat tunisien, reconnu comme l’un des examens nationaux parmi les plus rigoureux et crédibles au monde.
