La popularité de Donald Trump ne cesse de s’éroder.
Depuis son retour à la Maison-Blanche en janvier 2025, Donald Trump ne bénéficie pas d’un soutien supérieur à 40%, atteignant 35% dans un sondage Reuters/Ipsos début juin. Selon ce même sondage, 41% des Américains inscrits choisiraient un candidat démocrate contre 37% pour un républicain s’il y avait des élections maintenant.
La tendance actuelle montre une impopularité persistante depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche en janvier 2025, avec un soutien en dessous des 40%.
D’après le dernier sondage Reuters/Ipsos réalisé début juin, environ 35% des 4500 personnes interrogées approuvent l’action du président des États-Unis, un chiffre identique à celui enregistré lors de la précédente étude Reuters/Ipsos de mi-mai. Ce résultat est légèrement supérieur au creux de 34% atteint en avril, qui représente le niveau le plus bas depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche en janvier 2025. Au cours de son premier mandat, la popularité de Donald Trump avait chuté à 33% en décembre 2017.
Plusieurs secteurs connaissent des pertes d’emplois, principalement dans le secteur technologique (affecté par l’automatisation et l’IA), les services financiers (banque commerciale, assurances) et certains sous-secteurs manufacturiers touchés par les droits de douane et les coûts de production (plastiques, caoutchouc, agroalimentaire).
Le président américain semble subir les conséquences de sa décision d’entrer en guerre contre l’Iran, aux côtés d’Israël, fin février, ce qui a entraîné une flambée des prix de l’essence. Environ 36% des Américains approuvent les bombardements contre l’Iran, mais seulement 25% estiment que les avantages de cette campagne militaire compensent son coût.
Certes, les marchés financiers ont atteint des niveaux records grâce au secteur de l’intelligence artificielle et aux baisses d’impôts, mais cette prospérité ne profite pas à la classe moyenne et aux jeunes, qui continuent d’affronter des prix inaccessibles pour se loger et se soigner.
La popularité du président Trump est basse, mais pas suffisamment pour qu’il perde automatiquement sa base politique. Le noyau républicain demeure solide, même si une partie de son électorat de 2024 se détache. Les électeurs indépendants votent souvent davantage en fonction du pouvoir d’achat que de l’idéologie. Lorsque les prix sont perçus comme trop élevés, les indépendants se détournent plus facilement du président en poste.
Selon des analyses récentes, les Démocrates bénéficient d’un élan de mobilisation, mais cet avantage dépendra de leur capacité à transformer l’insatisfaction en votes dans des circonscriptions clés.
À l’approche des élections de mi-mandat cet automne, les Américains inscrits sur les listes choisiraient un candidat démocrate à 41%, contre 37% pour un républicain, si le scrutin avait lieu maintenant.

