Sommeil limité et visite surprise : les coulisses des Diables Rouges à Seattle
Les Diables Rouges quittent leur centre d’entraînement de Tubize à 10H38, encouragés par de nombreux employés de la Fédération. À 14H45 (23H45 heure belge), les Diables Rouges sont officiellement aux États-Unis, à Seattle, leur camp de base dans l’État de Washington pour plusieurs semaines.
10H38. Les Diables Rouges quittent leur centre d’entraînement à Tubize, accueillis par de nombreux employés de la Fédération, avec des tracteurs en action et beaucoup d’enthousiasme.
Pour les membres de la presse qui accompagnent l’équipe belge aux États-Unis, le rendez-vous est fixé à 10H30 dans le hall central de l’aéroport de Brussels Airport. Les bagages sont pleins à craquer, prêts à rester sur le sol américain aussi longtemps que possible. Les contrôles de sécurité sont similaires à ceux d’un voyage familial. Pour les joueurs, le bus officiel peut accéder directement au tarmac, à quelques mètres de l’avion A330 de Brussels Airlines (vol SN1153).
L’embarquement se déroule en deux groupes, comme à chaque voyage en avion avec les Diables Rouges : les joueurs et une cinquantaine de membres du staff passent par la porte avant, tandis que les représentants de la presse, au nombre de 22, utilisent la porte arrière.
La communication est largement restreinte. Les échanges entre joueurs et journalistes se limitent aux interviews et aux conférences de presse, afin de minimiser les interactions en dehors de ces moments. « Un autre temps », se remémore un collègue. « Au retour de la Coupe du monde 2002, on était mêlés aux joueurs. Je me suis retrouvé à côté de Johan Walem, c’était simple et sympa ».
Les moteurs de l’avion chauffent, le départ est imminent. Guidés par les équipes du commandant De Backer, chacun prend place à bord de l’imposant appareil : les joueurs en classe affaires, les membres du staff dans les rangées 20 à 40, et la presse jusqu’à la rangée 60.
Le vol affrété n’est pas complet, chaque personne disposant de trois à quatre sièges. « Respectez bien le siège indiqué sur votre billet pour éviter un déséquilibre de l’avion lorsqu’il est à l’arrêt », nous précise-t-on. Bien que cela fasse sourire, c’est une exigence réelle.
13H42. Avec un léger retard de deux minutes, un détail compte tenu des dix heures de vol prévues, l’A330 quitte le tarmac de Bruxelles. La procédure de décollage rapidement exécutée, les ceintures peuvent être détachées. C’est le moment de se divertir : jeux de cartes, échanges humoristiques tandis que, sur la rangée de gauche, se trouvent les Francophones (Axel Witsel, Thomas Meunier et Nicolas Raskin). À droite, les Néerlandophones (Hans Vanaken, Charles De Ketelaere, Maxim De Cuyper, Kevin De Bruyne et Leandro Trossard).
Rapidement, le premier repas est servi à 12 000 mètres d’altitude, à plus de 850 km/h. Poulet, riz et légumes sont au menu pour reprendre des forces afin d’éviter les siestes. Les joueurs ont reçu la consigne de ne pas trop dormir durant le vol, sauf au début du voyage, pour s’acclimater au décalage horaire de neuf heures.
Les rideaux se ferment, la lumino-thérapie est activée, et les joueurs se montrent de plus en plus rares durant le vol, sauf pour un échange entre Thibaut Courtois et Guy Martens, l’entraîneur des gardiens, qui a été son formateur au Racing Genk.
Rudi Garcia, accompagné du directeur sportif de la RBFA Vincent Mannaert, fera une apparition surprise au milieu du vol. Décontracté, il passera une vingtaine de minutes avec la presse, participant à des discussions informelles sur le trajet, le centre d’entraînement et les conditions météorologiques aux États-Unis.
14H45 (23H45 heure belge). Le vol au-dessus de l’Atlantique est finalisé, les Diables Rouges sont officiellement sur le sol américain. Ils atterrissent à Seattle, leur camp de base dans l’État de Washington pour plusieurs semaines.
Cette Côte Ouest pourrait bien être le théâtre de leur parcours : s’ils terminent en tête de leur groupe G après les trois premiers matchs (Egypte le 15 juin à Seattle, Iran le 21 juin à Los Angeles et Nouvelle-Zélande le 26 juin à Vancouver), ils disputeront leur seizième de finale et leur quart de finale à Seattle, et leur huitième de finale à Los Angeles.
Aucune heure à perdre. À peine arrivés aux États-Unis, les hommes de Rudi Garcia prennent la direction des installations des Seattle Sounders pour un léger décrassage, avant de découvrir leur hôtel, le Hyatt Regency.

