L’équipe nationale affronte la Belgique demain, résultat non prioritaire !
Les tests amicaux permettent d’apprendre et de se mesurer à un adversaire avant les matches du Mondial. Sabri Lamouchi doit trouver la meilleure formule avant d’affronter la Suède, avec trois places restantes à prendre selon la forme affichée demain contre la Belgique.

Les matches amicaux sont conçus pour corriger et prendre du recul avant les compétitions mondiales.
La Presse — Depuis quand une victoire ou une défaite en match amical est-elle considérée comme essentielle ? Les matches amicaux servent à apprendre, à se mesurer à un adversaire, à tester des systèmes et des joueurs. De plus, lorsqu’il s’agit des deux derniers tests avant un Mondial, il est crucial de porter attention à tous les détails. C’est l’occasion de faire des choix et de laisser compétitionner deux ou trois joueurs pour quelques postes, pas plus.
Il est convenu qu’il est préférable de donner une bonne impression avant d’aborder un Mondial, mais il est nettement plus bénéfique de tirer des enseignements tactiques et techniques, et de mettre l’équipe sous pression, que de se laisser flatter par une victoire sans valeur (même si elle compte pour le classement FIFA).
Combien de sélections ont terminé leurs matches amicaux avec des victoires éclatantes avant de s’effondrer en Mondial, et vice-versa ? Ce qui importe pour Sabri Lamouchi et son équipe, c’est de trouver la meilleure formule avant d’affronter la Suède. Selon ce que l’on a observé face à l’Autriche, la défense et les deux récupérateurs sont identifiés, de même que le meneur (Mejbri). Reste trois places à définir selon la prestation demain contre la Belgique : Gharbi face à Tounekti, Ben Slimane face à Ayari et Saad, et Chaouat face à Elloumi, ce sont les derniers duels envisagés pour compléter le onze selon Lamouchi.
Un autre point à retenir du test contre l’Autriche, c’est la nouvelle organisation offensive axée sur une transition claire, mettant l’accent sur les côtés, principalement à gauche, où Gharbi et Mejbri s’appuient sur les courses de Chaouat et les montées des latéraux pour libérer un ou deux joueurs dans les 18 mètres adverses.
Ce schéma a été plusieurs fois mis en pratique en première mi-temps : des offensives rapides où le bloc avance, tentant de passer systématiquement par les couloirs grâce à quelques passes et mouvements répétés. L’équipe nationale a laissé une impression positive, même si elle a mal géré son avantage numérique.
Jouant dans la peau d’un outsider prenant le risque de surprendre, cela a pesé sur les joueurs en seconde mi-temps, avec la nécessité de faire le jeu et de dominer un adversaire solide, que l’on a cru à tort diminué. Ne soyons pas trop critiques, ce n’est qu’un match amical, et l’équipe est en train d’évoluer, avec un nouveau gardien, un défenseur central (Rekik) et un duo de récupérateurs inédit (Khedhira jamais aligné avec Skhiri).
Surtout, des joueurs comme Tounekti, Ayari, Chaouat, Elloumi et Gharbi bénéficient d’un temps de jeu accru par rapport au passé. L’empreinte d’un entraîneur cherchant à modifier quelque chose dans la sélection se fait sentir, mais Lamouchi doit encore se concentrer sur deux aspects : d’abord, lorsque l’adversaire joue en infériorité numérique, il faut adapter le plan et y croire davantage.
Ensuite, il doit porter une attention accrue au placement de ses joueurs, notamment en défense lors des coups de pied arrêtés. Il a, certes, le mérite d’oser innover, mais ce qui importe, ce sont les résultats au Mondial, particulièrement face à la Suède. Il possède tous les atouts pour réussir.

