Roland-Garros 2026 : Zverev pourra-t-il enfin battre les Italiens ?
Alexander Zverev a affiché une vitesse de première balle de 220, 223, 204 et 201 km/h lors de son dernier jeu de demi-finale contre Mensik. Les six derniers matchs perdus cette saison par Zverev, classé 3e joueur mondial, l’ont été face à un joueur italien.

De notre envoyé spécial à Roland-Garros,
Pour un joueur souvent considéré comme un « choker » dès qu’il s’approche de sa première victoire en Grand Chelem, Alexander Zverev semble plutôt détendu. Il suffit d’observer sa vitesse de première balle lors du dernier jeu de sa demi-finale contre Mensik : 220, 223, 204, 201 km/h. Merci pour cette puissance. La situation devient ainsi plus évidente chaque jour : oui, Zverev pourrait bien être celui qui soulèvera la coupe des mousquetaires dimanche, ce qui ravira ses fans, mais moins ceux qui suivent son parcours, marqués par des affaires de violences conjugales ces dernières années.
Meilleur ami avec Cobolli
Une statistique a néanmoins retenu notre attention : les six derniers matchs perdus cette saison par le 3e joueur mondial l’ont été face à un joueur italien, et il ne s’agissait pas toujours de Jannik Sinner, qui est pourtant largement reconnu. Par exemple, Darderi l’a battu à Rome, et son adversaire en finale, Flavio Cobolli, l’avait également fait à Munich, toujours sur terre battue, un tournoi qui semble important pour l’Allemand. On s’accroche à ces données, surtout en raison de la confiance affichée par Zverev et de son amitié avec Cobolli, que l’on ne soupçonnait pas avant d’entendre les journalistes italiens en parler longuement. « Oui je l’aime bien, c’est un type très drôle quand on le connaît », a-t-il indiqué.
Tout cela dit avec l’amabilité d’un Jean-Pierre Bacri de mauvaise humeur, merci Sasha. Ce « record » négatif face aux joueurs italiens pourrait-il le ramener à 2020, lorsqu’il menait de deux sets et d’un break contre Thiem en finale de l’US Open, avant de s’effondrer ? Zverev refuse d’y penser : « À l’époque, je savais que ma deuxième balle de service pouvait me lâcher à tout moment. C’est totalement différent aujourd’hui ». D’autant qu’il n’a même pas nécessairement besoin de servir beaucoup. Avec 75 % de réussite en première face à Mensik en demi-finale, on souhaite bonne chance à Cobolli si son pourcentage est le même dimanche après-midi.

