Belgique

L’Académie française lance la 10e édition de son dictionnaire, fin prévue vers 2050.

Le mot « abat » est défini par les expressions « pluie d’abat » et « abat d’eau », qui désignent une averse violente dans l’ouest de la France ou au Québec. Amin Maalouf a exprimé l’espoir que le dictionnaire accepte le mot « giraffer », signifiant « copier sur son voisin » en Afrique francophone.


Elle accorde ainsi une plus grande place aux mots issus des régions françaises et de l’ensemble des pays francophones. La définition du terme « abat » précise les expressions « pluie d’abat » et « abat d’eau », qui désignent une averse violente dans l’ouest de la France ou au Québec. « Le Québec est très inventif et audacieux en matière linguistique », a salué l’académicien Marc Lambron. Amin Maalouf a exprimé l’espoir que le dictionnaire inclura le mot « giraffer », qui, en Afrique francophone, signifie « copier sur son voisin ».

Très utilisé par les personnes apprenant le français, le dictionnaire en ligne et son application proposent désormais la prononciation vocale des mots. L’examen de certains mots suscite des débats parmi les académiciens. Ils ont réintroduit le mot « abuseur », qui avait disparu dans la 9e édition, avec la définition « agresseur sexuel ou violeur », car il « est devenu courant dans les débats de société », selon Amin Maalouf. De même, le mot « anthropocène », qui désigne l’époque géologique actuelle, a été accepté « avec précaution », car il « est utilisé par certains scientifiques » mais « contesté » par d’autres, a expliqué l’académicien.