José Mourinho saisit la CEDH contre la Turquie pour défendre la liberté d’expression.
José Mourinho a engagé des poursuites contre la Turquie devant la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) en arguant que son droit à la liberté d’expression a été violé lorsqu’il dirigeait l’équipe turque de Fenerbahçe. En mars 2025, le Portugais a déposé une requête contre des sanctions de la Fédération turque de football (TFF), affirmant que la décision motivée de la TFF ne lui avait jamais été notifiée.
José Mourinho ne compte pas garder le silence. Il a engagé des poursuites contre la Turquie devant la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH), selon des informations révélées jeudi. Il soutient notamment que son droit à la liberté d’expression a été violé lorsqu’il était à la tête de l’équipe turque de Fenerbahçe. Fin 2024, la Fédération turque de football (TFF) avait infligé des sanctions au Portugais pour des déclarations et comportements jugés « antisportifs » envers les supporters d’une équipe adverse et des arbitres. Il avait alors été condamné à une suspension d’un match ainsi qu’à deux amendes totalisant environ 18.000 euros.
En mars 2025, Mourinho a déposé une requête contre ces sanctions. « S’appuyant sur l’article 6 § 1 de la Convention, le requérant fait valoir que le différend en question n’a pas été tranché par un tribunal indépendant et impartial », indique la CEDH dans un exposé des faits en date du 13 mai.
L’entraîneur portugais affirme que la décision motivée de la TFF ne lui avait jamais été notifiée et « se plaint en outre que son droit à la liberté d’expression a été enfreint par les sanctions imposées ». La CEDH a jugé la requête recevable et a adressé une série de questions aux autorités turques.
Arrivé à Istanbul en juin 2024, le « Special One » avait été remercié par Fenerbahçe en août 2025. Mourinho, qui entraîne actuellement le Benfica Lisbonne, pourrait retrouver les rênes du Real Madrid dans les prochains jours.

