Royaume-Uni : L’extrême droite anglaise ne cesse d’attaquer la police durant un procès pour meurtre.
Plus d’un millier de personnes se sont rassemblées mardi soir devant le commissariat de Southampton aux cris de « Justice pour Henry ». Vickrum Digwa, un jeune homme sikh de 23 ans, a été condamné lundi à la prison à vie pour le meurtre d’Henry Nowak, 18 ans.
Drapeaux anglais ou britanniques en arrière-plan, bras levés en salut nazi, jets de briques, de bouteilles ou de poubelles… Plus d’un millier de personnes se sont rassemblées mardi soir devant le commissariat de Southampton, aux cris de « Justice pour Henry » et dénonçant une police « à deux vitesses », aux côtés du militant d’extrême droite britannique Tommy Robinson.
Ces violences vis-à-vis des forces de l’ordre font suite à la diffusion d’une vidéo montrant des agents, en décembre, menotter un étudiant qui était en train d’agoniser, accusé à tort d’injures racistes par son meurtrier. Vickrum Digwa, un jeune homme sikh de 23 ans, a été condamné lundi à la réclusion à perpétuité pour le meurtre d’Henry Nowak, âgé de 18 ans.
La ministre de l’Intérieur, Shabana Mahmood, a qualifié ces heurts de « violences honteuses ». « Rien ne peut justifier qu’on détourne cette tragédie pour attiser la violence et les troubles à l’ordre public », a-t-elle déclaré sur X dans la soirée.
Le chef du parti anti-immigration, Nigel Farage, a dénoncé mardi : « Nous vivons dans un pays à deux vitesses, où les droits et les privilèges des Blancs comptent moins que ceux des minorités ethniques », à deux semaines d’une élection partielle en Angleterre où sa formation, Reform UK, espère que son candidat l’emportera sur celui du Parti travailliste.
Lors du rassemblement devant le commissariat, Tommy Robinson a accusé la police de traiter les Blancs « comme des citoyens de seconde zone ». L’intervention policière a également attiré les critiques du milliardaire américain Elon Musk, qui a annoncé être prêt à financer une action en justice contre la police du Hampshire.
Celle-ci s’est excusée vendredi, affirmant avoir été « trompée » par les mensonges de Vickrum Digwa. Dans un communiqué publié mardi sur X, la police a dénoncé un important « flot de désinformation » en ligne et des « menaces » visant ses agents.

