« Gharq – Sink » de Zaien Duraie : Une exploration du déni psychique
Du 8 au 14 juin, le film «Gharq Sink» sera présenté au public tunisien dans le cadre d’une tournée de projections réparties entre plusieurs espaces culturels et salles de cinéma du pays. D’une durée de 1 heure 27mn, «Gharq» est un long métrage de fiction en langue arabe, porté par les interprétations de Clara Khoury, Mohammad Nizar et Wissam Tobaileh.
Face à la dégradation progressive de l’état mental de Basil, une figure maternelle s’efforce de maintenir une vision rassurante de la situation, interprétant les alertes comme des épisodes passagers ou des difficultés ordinaires de l’adolescence ou de la jeunesse. Cependant, la situation échappe à tout contrôle.
La Presse — Du 8 au 14 juin, le film «Gharq Sink» sera présenté au public tunisien lors d’une tournée de projections dans plusieurs espaces culturels et salles de cinéma à travers le pays. Le long-métrage sera projeté à l’Institut français de Tunisie à Tunis, ainsi qu’aux complexes Pathé Tunis City et Pathé Mall of Sousse. Il sera également présenté à l’Espace Hammamet art et culture et à l’Espace Jeelen à Nabeul, permettant ainsi une diffusion élargie sur divers territoires et publics.
D’une durée de 1 heure et 27 minutes, «Gharq» est un long métrage de fiction en langue arabe, porté par les performances de Clara Khoury, Mohammad Nizar et Wissam Tobaileh. Ce film est une coproduction qui associe la Jordanie, l’Arabie saoudite, le Qatar et la France, dans le cadre de collaborations cinématographiques régionales de plus en plus nombreuses dans la production contemporaine.
L’intrigue tourne autour d’une cellule familiale confrontée à la dégradation progressive de l’état mental de Basil, un jeune homme dont les comportements deviennent de plus en plus préoccupants. En réponse à ces signes, une figure maternelle tente, dans un premier temps, de maintenir une vision rassurante de la situation, interprétant les alertes comme des épisodes passagers ou des difficultés ordinaires liées à l’adolescence ou à la jeunesse.
Cependant, au fil du temps, la situation évolue et les signes de fragilité psychique deviennent plus marqués. Pourtant, la mère s’enfonce progressivement dans le déni, refusant de reconnaître la gravité de ses observations et s’efforçant de maintenir une certaine continuité familiale malgré les tensions croissantes. Cette attitude modifie progressivement les équilibres du foyer et favorise l’installation d’une crise silencieuse.
À travers cette trajectoire, «Gharq» traite de la question de la santé mentale et de ses répercussions sur la dynamique familiale, surtout lorsque les mécanismes de compréhension, d’acceptation et de prise en charge se heurtent à la peur, à l’incompréhension ou à la difficulté de nommer les troubles psychiques.
Le film met donc en lumière un processus progressif, celui d’une réalité qui se manifeste par fragments, à mesure que les repères habituels s’érodent. Le récit se concentre sur les dynamiques relationnelles au sein de la famille, en suivant l’évolution des perceptions, des silences et des tentatives d’ajustement face à une situation qui échappe progressivement au contrôle.

