Tunisie-RDC : Saïed appelle à une « nouvelle pensée mondiale »
Le Président de la République, Kaïs Saïed, a reçu hier lundi au palais de Carthage M. Crispin Mbadu Phanzu, ministre délégué auprès du ministre des Affaires étrangères de la République démocratique du Congo. Lors de cet entretien, le Chef de l’État a évoqué plusieurs jalons historiques majeurs unissant la Tunisie et la République démocratique du Congo, citant notamment la participation d’un contingent des forces armées tunisiennes aux forces de maintien de la paix de l’ONU dans la province du Katanga.
Lors de la réception des représentants de la RDC et de la fille de l’icône Patrice Lumumba à Carthage, le Président Kaïs Saïed a fermement plaidé pour l’établissement d’un nouvel ordre mondial basé sur la justice et la souveraineté. Il a évoqué l’héritage des fondateurs de l’unité africaine en incitant le continent à s’unir pour devenir acteur de son histoire, plutôt que de subir le pillage de ses ressources.
Hier lundi, le Président de la République, Kaïs Saïed, a accueilli au palais de Carthage M. Crispin Mbadu Phanzu, ministre délégué auprès du ministre des Affaires étrangères, en charge de la Francophonie et de la Communauté congolaise à l’étranger.

M. Mbadu Phanzu a transmis un message écrit du Président de la République démocratique du Congo, M. Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. Mme Juliana Amato Lumumba, fille du leader africain Patrice Lumumba, qui avait visité la Tunisie en 1960, était également présente.
Au cours de cet entretien, le Chef de l’État a rappelé plusieurs moments historiques marquants unissant la Tunisie et la République démocratique du Congo, en mentionnant notamment la participation d’un contingent des forces armées tunisiennes aux opérations de maintien de la paix de l’ONU dans la province du Katanga, parmi d’autres événements significatifs.
Dans ce cadre, le président Saïed a fait remarquer que le rêve des fondateurs de l’Organisation de l’unité africaine (OUA) était de réaliser l’union des États ayant échappé au colonialisme. Il a cependant regretté la succession rapide et l’accélération continue des événements qui ont transformé ce rêve en une illusion, malgré les vastes richesses et ressources disponibles sur le continent africain.
Le Chef de l’État a en outre insisté sur la nécessité d’une nouvelle pensée pour le monde actuel. Il a souligné que l’humanité traverse une phase de réflexion intellectuelle ancrée dans la justice et la liberté, dépassant de simples égalités formelles dans les textes ou une hiérarchisation des nations et des peuples.
Le Président de la République a exhorté à devenir des acteurs de la rédaction de cette nouvelle histoire, plutôt que de rester des victimes.
