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Finale de la coupe de Tunisie : L’EST ne bat pas l’ESZ (1-0) et conserve son titre

L’EST a remporté la finale de Coupe grâce à un but de Rafiâa à la 61’, malgré une contestation de l’ESZ suite à une faute de Danho sur Diallo. La victoire de l’EST est attribuée à une supériorité physique observée en début de seconde période, tandis que l’ESZ a été handicapée par des blessures et une performance insuffisante.

Les sang et or brandissent la coupe ©La Presse/ Photo : Mokhtar hmima

Un match controversé avec un but de Rafiâa précédé d’une faute de Danho sur Diallo. L’EST préserve sa saison.

La Presse — Alors que la finale de la Coupe est souvent synonyme de spectacle, celle-ci a manqué d’éclat. Le match a été monotone, très nerveux et entaché de tensions, surtout après le but de Rafiâa à la 61’. Auparavant, Danho avait subtilisé le ballon à Rjili et s’était retrouvé face à Charfi, qui avait stoppé le tir en corner. Après ce corner, un cafouillage dans la surface a permis à Rafiâa de marquer un but contesté, dévié par Adepoju. L’ESZ a exprimé ses désaccords, mais la VAR, dirigée par Mejdi Bellagha, a validé le but. Les images télévisées et la reprise de la chaîne Al Kass ont montré une faute de Danho (poussette) sur Diallo, qui avait déséquilibré Charfi. Durant les 8 minutes qui ont suivi, des échauffourées ont éclaté entre les joueurs et une contestation considérable s’est élevée à l’encontre de l’arbitre, Nidhal Ltaief.

Globalement, la première mi-temps a été fermée et équilibrée, sans que l’EST ne parvienne à diversifier ses actions, avec des joueurs comme Konaté et Boualia plutôt lents. Seul Danho a tenté de créer le danger avec un tir à la 42’, mais celui-ci a été capté par Charfi. L’ESZ a subi la malchance avec les sorties prématurées de David et Dhaflaoui, blessés. Cela a affaibli l’entrejeu sudiste, et la seule occasion dangereuse pour l’ESZ est survenue à la 45+5’, lorsque Rahmani a tenté de lober Memmiche, sans succès.

La différence physique

La victoire de l’EST repose principalement sur un avantage physique : durant le premier quart d’heure de la seconde période, Rafiâa et ses coéquipiers ont montré une supériorité indéniable. En revanche, les joueurs de Kassab, eux, sont revenus émoussés, perdant ainsi leur vitalité. Avec l’entrée d’Ogbelu, Jebali et Sasse, l’écart physique a été encore plus apparent.

Cependant, l’ESZ a tenté de profiter du recul de l’EST pour créer quelques situations dangereuses en fin de match, mais Rahmani et Adepoju ont manqué de précision à chaque fois. Jlassi et Meriah, peu sereins, ont pu respirer grâce à la présence d’Ogbelu. L’ESZ n’a pas été en mesure de surprendre l’EST avec une équipe affaiblie et fatiguée.

Cette finale permet à l’EST de sauver sa saison et d’atténuer l’amertume liée à l’échec en championnat, tandis que l’ESZ peut se féliciter d’un parcours honnête. Les absences, la fatigue, la supériorité physique de l’EST, ainsi que l’erreur arbitrale sur le but, expliquent la défaite. Nidhal Ltaief et Mejdi Bellagha à la VAR ont encore une fois raté leur sortie, ayant ignoré un second carton jaune sur Diallo à la fin du match.

Il est regrettable de constater que nos arbitres deviennent si maladroits. Cette finale est à oublier, tant le niveau de jeu était médiocre. Bracconi gagne des points et préserve son invincibilité. Sa performance saura-t-elle convaincre les dirigeants de l’EST de le confirmer comme entraîneur ?