Le vélo électrique reconditionné séduit 80 % des cyclistes allemands.
Selon une étude Appinio commandée par Rebike Mobility, 93 % des Allemands interrogés n’excluent pas l’achat d’un vélo électrique d’occasion, et 61,8 % se disent prêts à acheter spécifiquement un modèle reconditionné. L’institut d’études Appinio a interrogé 1 000 personnes âgées de 16 à 65 ans en Allemagne en avril 2026 pour le spécialiste du reconditionnement Rebike Mobility.
Selon une étude d’Appinio réalisée pour Rebike Mobility, 93 % des Allemands interrogés envisagent l’achat d’un vélo électrique d’occasion (qu’il soit reconditionné, d’occasion chez un vélociste ou entre particuliers), et 61,8 % se déclarent prêts à acquérir spécifiquement un modèle reconditionné, à condition d’obtenir des informations claires sur son état et son origine.
L’institut d’études Appinio a sondé 1 000 personnes âgées de 16 à 65 ans en Allemagne en avril 2026 pour le compte du spécialiste du reconditionnement Rebike Mobility. L’échantillon a été stratifié par quotas afin de rester représentatif en termes d’âge et de sexe.
Premier constat : 93 % des participants se montrent favorables à l’acquisition d’un vélo électrique reconditionné. Parmi ces candidats, 61,8 % privilégieraient un modèle rénové par un professionnel plutôt qu’un achat entre particuliers.
Concernant les motifs d’achat, le prix se positionne en tête des critères évoqués : 37,4 % des répondants le considèrent comme le principal élément. La garantie arrive ensuite, mentionnée par 19,3 % des sondés, suivie par la durabilité, la notoriété de la marque et la disponibilité du modèle.
Pour évaluer la qualité d’un vélo reconditionné, 49,1 % des participants jugent que les rapports de tests et de remise à neuf constituent le principal élément de confiance. Les résultats d’évaluations indépendantes de Stiftung Warentest, l’organisme allemand de protection des consommateurs, sont évoqués par 40,8 % des répondants.
Les marques de vélos réputées recueillent 30,5 % des préférences, suivies par les équipementiers tels que Bosch ou Shimano, à 28,1 %. Les acheteurs demandent des procédures de contrôle normalisées, des garanties et une transparence sur l’historique du vélo et son processus de reconditionnement.
Le canal d’achat préféré reflète également cette exigence de réglementation. Voici les détails des choix exprimés par les sondés :
| Canal d’achat envisagé | Part des sondés |
|———————————————–|—————–|
| Fournisseur spécialisé en reconditionnement | 53,4 % |
| Magasin de vélos physique | 28,1 % |
| Vente entre particuliers | 11,8 % |
| Refus du reconditionné (neuf uniquement) | 6,7 % |
L’enquête souligne qu’en parallèle, l’offre de vélos d’occasion de qualité augmente. Une partie de cette croissance provient des vélos électriques issus de contrats de location d’entreprises arrivant à échéance et remis sur le marché. En Allemagne, ce marché est considérable.
Conséquence : les partenariats entre détaillants spécialisés et entreprises de reconditionnement se multiplient.
Sur le marché français, le secteur du reconditionné s’organise également : Rutile a ouvert une boutique physique à Ivry, tandis qu’Upway a inauguré un centre de reconditionnement de 10 000 m² aux Pays-Bas.
Bien que cette étude se concentre sur le marché allemand et que ses résultats ne soient pas directement applicables à la France, elle offre des enseignements intéressants, l’Allemagne étant un marché clé servant de référence sur le continent.

