Glucksmann demande le retrait du micro à Fedorova, agente russe.
Raphaël Glucksmann a déclaré qu’il faut retirer le micro à Xenia Fedorova parce qu’elle « n’est pas une journaliste » mais une « agente russe » au service d’un régime qui « menace directement » l’Europe. Il a également déploré que les dirigeants politiques ne « parlent quasiment plus de l’Ukraine » avec « le risque d’une guerre sur le sol de l’Union européenne avant 2029 ».
Invité ce dimanche du Grand Jury pour RTL, Public Sénat, *Le Figaro* et M6, Raphaël Glucksmann a déclaré qu’il est nécessaire de « retirer le micro » à la Russe Xenia Fedorova, chroniqueuse dans les médias du milliardaire ultraconservateur Vincent Bolloré. Selon lui, elle « n’est pas une journaliste » mais une « agente russe » d’un régime qui « menace directement » l’Europe.
« Il faut lui retirer le micro parce qu’en réalité, ce n’est pas une journaliste, ce n’est pas une commentatrice, c’est une agente russe et c’est une agente russe depuis le début » de l’offensive russe en Ukraine en 2022, a affirmé le dirigeant de Place Publique, qui se prépare à une candidature à la présidentielle. Il a ajouté que les médias de Bolloré, en donnant une large tribune à Mme Fedorova, deviennent des relais de la propagande poutinienne.
« Si c’est ça ce que l’extrême droite appelle du patriotisme, eh bien ça confirme juste une chose, c’est que ces gens sont au service d’intérêts étrangers hostiles à ceux de notre nation, et en particulier d’un régime qui menace […] directement la France, qui menace directement l’Europe », a-t-il poursuivi.
Raphaël Glucksmann a également déploré que les dirigeants politiques ne « parlent quasiment plus de l’Ukraine » face « au risque d’une guerre sur le sol de l’Union européenne avant 2029 ». Il a donc souligné que « nous devons soutenir massivement les Ukrainiens, non pas simplement par solidarité envers une nation dont le seul crime est de vouloir vivre libre, mais parce que c’est notre intérêt vital ».
Ancienne patronne de la chaîne officielle russe RT en France, Xenia Fedorova est accusée, y compris au sein du gouvernement français, de relayer la propagande du Kremlin.

