PSG – Arsenal : Avec un 6/6, le PSG triomphe aux tirs au but
Le PSG a remporté sa deuxième Ligue des champions de son histoire en battant Arsenal 1-1, 4-3 aux tirs au but, le samedi 7 octobre 2023 à Budapest. Le club de la capitale a enchaîné six séances de tirs au but consécutives remportées, dont la dernière contre Arsenal, où seulement Nuno Mendes a vu sa tentative repoussée.

De notre envoyé spécial à Budapest,
Il est temps de reconnaître le rôle majeur joué par Liverpool dans l’histoire actuelle du PSG, double champion d’Europe en titre depuis sa victoire de samedi à Budapest contre Arsenal (1-1, 4-3 aux tirs au but). C’est dans cette ville que la meilleure équipe d’Europe a été révélée au monde, là où son épopée victorieuse en Ligue des champions a débuté lors de la saison 2024-2025, et là où Paris est devenue invincible lors des séances de tirs au but, une fois les prolongations terminées.
Les supporters assidus du PSG rappelleront que les Rouge et Bleu avaient déjà remporté une séance de tirs au but contre Lens en Coupe de France avant le 11 mars 2025, mais cela ne modifie pas l’essence de l’histoire. Ce soir-là, après que Gigio Donnarumma ait réussi à arrêter les tentatives de Darwin Nunez et Curtis Jones, c’est Désiré Doué qui a marqué avec autorité, créant une célébration devenue emblématique parmi les fans du PSG.
Paris (et ses gardiens) reçus 6/6
Depuis ce moment, le club de la capitale a enchaîné quatre séances de tirs au but victorieuses supplémentaires, la plus significative étant celle de samedi, devant des supporters en ébullition, offrant au club sa deuxième Ligue des champions. Toutefois, peut-on tirer des conclusions générales sur un exercice souvent considéré comme une loterie, comme le dit un certain Didier D. dont nous tairons le nom ?
On pourrait commenter que Paris a eu de la chance, que des séries de ce type peuvent se produire, dans un monde où les probabilités peuvent parfois défier la logique humaine. Pensons à Richard Lustig, qui a eu la chance de gagner sept fois à la loterie américaine entre 1993 et 2010. Cependant, après avoir remporté six séances de tirs au but consécutives, il convient de garder un esprit critique et d’élargir notre perspective.
Cette réussite pourrait-elle être attribuée à la qualité des gardiens et à leur préparation spécifique pour cet exercice par les entraîneurs parisiens ? Cela soulève en effet des questions intéressantes. Que ce soit Donnarumma (contre Lens et Liverpool, Lucas Chevalier contre Tottenham en août 2025) ou Matvey Safonov (contre Flamengo en Coupe Intercontinentale en décembre 2025 et l’OM en janvier 2026), tous ont acquis avec le temps une véritable compétence dans cet exercice. Mais il en va de même pour le gardien russe.
Safonov et la serviette magique
Après sa performance exceptionnelle contre Flamengo, Safonov avait impressionné Filipe Luis, l’ancien entraîneur de Flamengo récemment engagé par Monaco, qui s’était même interrogé sur un éventuel espionnage de l’entraînement. En réalité, l’ancien gardien de Krasnodar avait reçu un petit aide-mémoire de l’entraîneur des gardiens du PSG, Borja Alvarez Buedo, à glisser sous la serviette qu’il utilise pour s’essuyer le visage et les gants entre chaque tir au but.
Samedi, cette serviette « magique » était de nouveau présente, bien que cela n’ait pas porté ses fruits, puisqu’il a plongé deux fois du mauvais côté. Pour la première fois depuis un an et demi, le gardien parisien n’est pas celui à remercier pour la victoire, n’ayant effectué aucun arrêt, mais plutôt les deux tireurs d’Arsenal, Viktor Gyökeres (tire à côté) et Gabriel (tire au-dessus). Cependant, qu’est-ce qui nous dit que les Gunners n’ont pas été perturbés par ce gardien russe de 1,92 m qui avait arrêté quatre tirs au but consécutifs lors de son dernier match ?
Ce qui est certain, c’est que remporter six séances de tirs au but, souvent lors de finales (quatre sur six), n’est pas anodin. Pour y parvenir, il faut que vos joueurs marquent, ce qui a été le cas samedi soir, à l’exception de Nuno Mendes dont le tir a été brillamment arrêté par un Raya en extension. Les autres (Doué, Ramos, Barcola et Beraldo) ont tous réussi leurs tentatives face au gardien espagnol d’Arsenal, ce qui a conduit Luis Enrique à déclarer en conférence de presse qu’il avait « vécu cette séance avec tranquillité ».
Une équipe débordante de confiance
En mettant ensemble tous ces éléments (des spécialistes des tirs au but dans les buts, une antisèche, de bons tireurs et un entraîneur qui transmet sa légendaire tranquillité à son équipe), on peut conclure que Paris maximise ses chances de réduire les aléas de ce que certains considèrent comme une loterie.
Bien que la chance fasse partie du jeu, comme le samedi où le sort a été de faire tirer les deux équipes devant les supporters parisiens, il est clair que le PSG possède un petit quelque chose en plus. Qu’il s’agisse d’expérience, de chance ou d’avantage psychologique, les futurs adversaires des champions d’Europe en titre sont désormais prévenus : qui s’y frotte, s’y pique.

