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PSG – Arsenal : Après l’histoire, le PSG ne rentre pas dans la légende.

Le Paris Saint-Germain a remporté la deuxième Ligue des champions de son histoire lors d’un match marqué par une intense tension et un score de 1-1 avant la séance de tirs au but. Arsenal, après avoir ouvert le score par Kaï Havertz, a fermé la boutique et a vu le PSG égaliser grâce à un tir de Vitinha, mais n’a pas pu concrétiser ses autres occasions de but.

De notre envoyé spécial à Budapest,

Le Paris Saint-Germain a marqué l’histoire en remportant sa deuxième Ligue des champions, et ce, consécutivement. Dans cette ville incroyable, la victoire a une saveur particulière. Avant le match, les débats tournaient autour de l’importance de gagner dans la souffrance, en contraste avec l’année précédente où Paris avait clairement dominé l’Inter. Chacun aura son avis, mais pour nous, la douleur et la joie mêlées sont indescriptibles. Voici notre récit de cette rencontre, avec des larmes de joie aux yeux.

Le « Boring Arsenal » tranquille

Mikel Arteta avait prévenu qu’il avait un plan. Il consistait à ne rien modifier à ses habitudes ou à sa philosophie, à savoir défendre avec vigueur, avec deux blocs de cinq joueurs infranchissables et miser sur la chance : « oublie que t’as aucune chance, on sait jamais, sur un malentendu ».

Ce malentendu a pris la forme de Kaï Havertz, souvent critiqué pour son manque de précision, qui s’est retrouvé seul face au but après qu’un ballon a été contré par Trossard. Plutôt que d’intervenir, Matvey Safonov, le gardien parisien, est resté sur sa ligne comme figé.

Le résultat fut un tir puissant sous la barre au bout de cinq minutes, déclenchant l’enthousiasme des supporters d’Arsenal qui savaient que leur scénario idéal se réalisait. Dès lors, Arsenal ne devait plus être attendu pour animer la partie car il est difficile de marquer contre cette défense redoutable, la meilleure de la saison en Ligue des champions avec seulement sept buts encaissés, contre vingt-deux pour Paris.

Arsenal verrouille, Paris est piégé

Les Gunners ont pris la décision de se replier après ce but légèrement chanceux et de laisser passer les attaques parisiennes, en attendant de recharger les batteries. Curieusement, leur stratégie a porté ses fruits en Premier League cette saison. Une sorte de laideur tactique qui devient parfois admirable.

Sans être complètement désorganisés, les joueurs de Luis Enrique ont eu beaucoup de mal à obtenir une seule occasion et encore plus difficile à pénétrer dans la surface de Raya. La performance des stars habituelles, Kvara, Dembélé, Doué et Hakimi, n’a pas révélé leur potentiel, et les Rouge et Bleu ont insisté pour envoyer des centres dans la zone de danger où Saliba et Gabriel faisaient la loi.

Jouer à ce jeu implique de ne pas relâcher la pression, d’éviter la moindre erreur. Une erreur telle qu’une faute dans la surface, comme celle de Mosquera sur Kvara à l’heure de jeu. Si l’arbitre a omis de brandir un deuxième carton jaune, il est compréhensible que ce soit le Ballon d’Or qui a pris ses responsabilités lorsque Vitinha avait le ballon en mains, tandis que David Raya tentait de distraire le tireur. Cependant, Ousmane, déterminé, a pu égaliser d’un tir sur pénalty, trompant l’Espagnol d’un contre-pied imparable.

À 1-1, Paris semblait avoir fait le plus difficile et les supporters, comme l’ensemble des spectateurs présents, avaient l’impression que la victoire des Gunners était compromise. Cependant, ni Kvaratskhelia, dont le tir après un sprint de 60 mètres a heurté le poteau (78e), ni Vitinha, qui a failli marquer sur une magnifique frappe (88e), n’ont réussi à mettre à mal la défense d’Arsenal. Barcola, à peine entré, a également raté une occasion en or qui aurait pu donner la victoire.

Stress, peur et délivrance

Ce fut alors trente minutes de pur stress, où il ne s’agissait plus que de garder sa lucidité face à l’effort et à la peur de sombrer. Mieux vaut ne pas céder à la panique, comme Nuno Mendes, qui a failli causer un penalty après une faute sur Madueke dans la surface, que l’arbitre a heureusement oublié de siffler (101e). Après 119 minutes de domination, le PSG espérait une fin rapide pendant qu’Arsenal obtient un dernier corner qui aurait pu être décisif devant 80 000 spectateurs en apnée. Paris a été entendu.

Paris a ainsi été sacré. Bien que les corners soient souvent synonymes de pénalty pour Arsenal, la règle qui veut que le PSG ne perde plus une séance de tirs au but s’est à nouveau confirmée. Ce ne fut pas grâce à Safonov, mais à l’imprécision de Gyokeres et de Gabriel, dont les tirs ont respectivement été trop à gauche et trop au-dessus. Alors que les supporters parisiens explosaient de joie et que les joueurs rejoignaient leurs fans, un fan d’Arsenal confessa : « Bravo, vous avez largement mérité de la gagner ». Oui, Paris le méritait pour son respect du jeu. Paris est magique, et même davantage.