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L’ESZ en finale de la coupe de Tunisie : pas une surprise

Les « Sang et Or » de Zarzis ont remporté leur qualification en demi-finale de la Coupe de Tunisie en battant le CSS chez lui. L’entraîneur Moncef Mcharek a mis en place une défense à cinq et un milieu de quatre demis défensifs, réussissant à bloquer l’attaque sfaxienne.

Le club des « Sang et Or » de Zarzis, avec des capacités physiques demeurées intactes malgré le marathon des matchs de fin de saison, un mental solide et une bonne organisation tactique, a mérité sa qualification.

La Presse — Renverser le CSS chez lui, devant son public, et se qualifier pour la finale de la Coupe de Tunisie face à l’Espérance a été la sensation des demi-finales pour ceux qui ne considéraient pas l’ESZ comme un favori. Quel bonheur pour l’entraîneur Moncef Mcharek et ses joueurs d’avoir déjoué ces pronostics défavorables et réussi cet exploit ! Après avoir connu une période difficile en championnat, risquant de sombrer dans le bas du tableau, les Sudistes ont su redresser la barre en fin de parcours.

Le déclic de ce réveil des « Sang et Or » de Zarzis a été leur qualification en huitièmes de finale aux dépens de l’USM dans son stade le 19 avril, suivie d’un match nul impressionnant obtenu en championnat contre les « Sang et Or » de Tunis à Radès, avec un score de 2-2, quatre jours plus tard. Les coéquipiers de Seifeddine Charfi ont ensuite enchaîné avec une victoire en championnat sur le CAB à Bizerte, 2-0, avant d’infliger la même sanction aux hommes de Sofiene Hidoussi en quart de finale en l’espace d’une semaine. Ces performances successives ont clairement montré que l’ESZ a su adopter la bonne dynamique et qu’elle est capable de mettre en danger n’importe quelle équipe, à domicile comme à l’extérieur.

Une leçon de rigueur tactique

Le coach des Sfaxiens, Mohamed Kouki, a payé cher son imprudence en ne voyant pas venir ce danger et en n’ayant pas pris les précautions nécessaires. Il a été tellement pris au dépourvu par les deux murs défensifs élevés par Moncef Mcharek, avec un bloc médium et pas si bas comme il l’avait anticipé, qu’il a été longtemps incapable de riposter.

Les matchs à élimination directe se jouent sur des détails. Le détail dans le dispositif de Mcharek en demi-finale, qui a échappé à l’attention de Kouki et a fait la différence, a été la titularisation de Khalil Kassab à la place d’Achref Ben Dhiaf, resté sur le banc. Khalil a été le passeur décisif et le finisseur incontournable lors de l’action du but qui a scellé le sort de la rencontre.

Avec une défense à cinq (Ghouma, Diallo et Rjili dans la charnière centrale et Dhiflaoui et Mahersi sur les côtés) et un milieu composé de quatre milieux défensifs (Khalfa, David, Chouchen et Kassab), le milieu sfaxien a été étouffé et asphyxié par ce bloc défensif, et par cette rigueur tactique qui a bloqué tous les espaces en profondeur.

L’objectif de cette organisation était de ne pas encaisser de but et de marquer le premier sur un contre pour passer à un plan B. Et ce plan B, après avoir atteindre cet objectif, était l’utilisation de jokers offensifs pour faire le break.

Avec l’entrée de Ben Dhiaf (joueur d’attaque sur le couloir gauche) et Adepoju (joueur de pointe), le coup de grâce a failli avoir lieu sans la barre qui a sauvé les Sfaxiens.

L’ESZ, sous la conduite de Moncef Mcharek, ressemble à l’ESZ de Boujelbène. Une première mi-temps en attente, avec une grande rigueur, axée sur le jeu en contre pour chercher à surprendre, suivie d’une seconde période plus audacieuse pour sonner le glas d’un adversaire émoussé. L’ESZ se présentera ainsi à Radès face à l’EST sans appréhension et avec l’espoir de rééditer l’exploit de 2005.