ASSE – OGC Nice : Bastien estime que la faute n’est pas pénalisable
Lors du barrage aller Ligue 1 – Ligue 2 entre l’ASSE et Nice, le score final était de 0-0. À la 36e minute, une faute de Kojo Peprah Oppong sur Luan Gadegbeku a conduit à une décision de l’arbitre de ne pas siffler penalty après consultation de la VAR.
Au stade Geoffroy-Guichard,
Les supporters de l’ASSE, qui n’ont pas eu l’occasion de s’enflammer lors du match nul (0-0) contre Nice en barrage aller Ligue 1 – Ligue 2, ont tout de même assisté mardi à un nouveau moment de confusion dû à l’arbitrage. À la 36e minute, Zuriko Davitashvili se prépare à tirer un coup franc bien placé, obtenu suite à une faute apparemment évidente de Kojo Peprah Oppong sur Luan Gadegbeku (19 ans), près de la surface, sans qu’il y ait de contestation.
Cependant, quatre minutes d’incertitude s’installent alors que les arbitres vidéo (Bastien Dechepy et Julien Schmitt) demandent à Benoît Bastien de visionner les images. La tension monte au Chaudron, car dans la plupart des cas depuis l’introduction de l’arbitrage vidéo, l’arbitre principal modifie souvent sa décision initiale, comme c’est le cas ici, en désignant un penalty pour une situation jugée comme une erreur manifeste.
Le stade et les commentateurs surpris
Après trente secondes devant l’écran VAR, Benoît Bastien prend sa décision et l’annonce aux deux capitaines, au niveau de la ligne médiane. Cela suscite une grande surprise : l’ASSE passe d’un coup franc très intéressant (35e) à un centre anodin d’Irvin Cardona, capté par Yéhvann Diouf… après une remise en jeu (38e) ! Cette décision de M. Bastien plonge les 39.772 supporters stéphanois et les commentateurs de beIN SPORTS dans l’incompréhension.
« C’est la première fois que je vois ça », déclare le consultant et ancien joueur professionnel Robert Malm. Pendant la mi-temps, beIN SPORTS révèle une première explication de Benoît Bastien : « La faute n’est pas assez franche pour que je siffle penalty ». M. Bastien, pointé du doigt en novembre pour une (au moins) erreur manifeste lors d’OL-PSG (2-3), a-t-il pris une décision appropriée ?
Philippe Montanier, interrogé par 20 Minutes mardi soir, a reçu une explication du quatrième arbitre : « Il m’a dit qu’en fait, l’arbitre avait vu qu’il y avait une petite faute dans la surface, mais qu’elle n’était pas suffisante pour siffler un penalty. Donc dans ce cas, il décide d’une remise en jeu ».

« M. Bastien est peut-être le meilleur arbitre français »
Cela a de quoi agacer Philippe Montanier, vainqueur de la Coupe de France 2023 avec Toulouse : « Je ne vais pas vous dire que ça me satisfait. On a finalement eu une petite faute, et pourtant nous n’avons pas eu le ballon. Mais les arbitres ont sûrement raison, car M. Bastien est peut-être le meilleur arbitre français, donc il doit mieux connaître le règlement que nous ».
Sa remarque semble teintée d’ironie, tandis que le milieu stéphanois Abdoulaye Kanté évite de s’avancer sur la polémique. Il précise simplement : « Oui, nous avons compris la décision, le coach nous l’a expliquée. L’un des arbitres a dit qu’il y avait une faute, mais petite. Et selon les règlements, quand il y a une petite faute dans la surface, cela donne lieu à une balle à terre ». Après avoir examiné les textes de l’arbitrage à l’IFAB durant la nuit, aucune justification correspondant à cette explication n’a été trouvée.

L’OGC Nice peut s’estimer lésé sur une autre situation
Quoi qu’il en soit, les Verts ont eu plus de chance, presque immédiatement, lors d’un corner niçois frappé par Jonathan Clauss (41e). Au deuxième poteau, Kojo Peprah Oppong échappe à Lucas Stassin et place sa tête. Cependant, il est brusquement frappé par le pied de l’attaquant belge au visage.
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Il s’agit là d’une situation de penalty assez évidente pour jeu dangereux, non ? Pas pour M. Bastien ni pour le VAR, qui choisissent de reprendre rapidement le jeu malgré un ralenti clair, alors que Kojo Peprah Oppong est à terre, se tordant de douleurs pendant plusieurs secondes. Si même de telles situations ne donnent pas lieu à un penalty, les 0-0 semblent décidément inévitables entre l’ASSE et le Gym, les deux équipes affichant les expected goals les plus bas de la saison en France.

