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Pétrole, Ormuz, uranium : informations sur l’accord Iran-Etats-Unis

Le président Donald Trump a écrit sur sa plateforme Truth Social qu’il avait demandé à ses représentants de ne pas se précipiter pour conclure un accord et que le blocus imposé par les États-Unis aux ports iraniens resterait en vigueur « jusqu’à ce qu’un accord soit conclu, certifié et signé ». Selon CBS News, des sources proches des discussions affirment que la dernière proposition comprendra le dégel de certains actifs iraniens dans des banques à l’étranger, mais des clauses, telles que le déblocage des avoirs iraniens gelés, restent à ce moment irrésolus.


Alors que les États-Unis s’efforcent de parvenir à un accord, le président Donald Trump a tempéré les attentes dimanche, malgré des signes de progrès des deux côtés. « J’ai demandé à mes représentants de ne pas se précipiter pour conclure un accord, car le temps joue en notre faveur », a-t-il écrit sur sa plateforme Truth Social, ajoutant que le blocus imposé par son pays aux ports iraniens resterait en vigueur « jusqu’à ce qu’un accord soit conclu, certifié et signé ». La présidence estime cependant « que l’approbation de l’accord par le pouvoir iranien pourrait prendre plusieurs jours », selon le média Axios. « Comme le président l’a dit, il n’est pas pressé, il ne va pas conclure un mauvais accord, et le président ne signera pas un mauvais accord », a souligné Marco Rubio lundi.

D’après les médias américains, l’accord actuellement en préparation entre Téhéran et Washington permettrait aux navires de franchir à nouveau Ormuz, un passage par lequel transitaient un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde avant le conflit. Portés par ces espoirs d’accord, les cours du pétrole ont diminué lundi matin en Asie, avec des prix des barils de Brent de la mer du Nord et de WTI américain chutant de plus de 5% peu après 04h00 GMT.

Concernant le nucléaire, CBS News, citant des sources proches des discussions, rapporte que la dernière proposition comprendrait également le dégel de certains actifs iraniens dans des banques à l’étranger. « Malgré des discussions entamées aujourd’hui (dimanche), les États-Unis continuent de bloquer certaines clauses de l’accord, notamment la question du déblocage des avoirs iraniens gelés, et ces points restent à ce moment irrésolus », a indiqué l’agence de presse Tasnim à la fin de la journée. Fars indique que les sanctions visant le pétrole, le gaz et autres produits pétrochimiques seraient également levées temporairement pour permettre à l’Iran d’exporter ces productions essentielles pour son économie. Toutefois, l’accord discuté ne semble pas résoudre la question nucléaire. « Les négociations sur le nucléaire sont des questions hautement techniques. On ne peut pas régler une question nucléaire en 72 heures sur un coin de table », a déclaré Marco Rubio au New York Times. Une fois obtenue la réouverture du détroit d’Ormuz, « nous entamerons, selon des modalités convenues, des négociations très sérieuses sur l’enrichissement, sur l’uranium hautement enrichi et sur leur engagement à ne jamais se doter d’armes nucléaires », a-t-il précisé, évoquant un délai de « 60 jours ».

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a déclaré dimanche avoir convenu avec Donald Trump que tout accord final avec l’Iran devait « éliminer entièrement la menace nucléaire », selon un communiqué après un entretien téléphonique entre les deux alliés. Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, en tant que médiateur dans ces négociations, a évoqué dimanche la possibilité d’une résolution du conflit en plusieurs temps, exprimant son espoir de « pouvoir accueillir très prochainement la prochaine séance de négociations ». Une première rencontre avait eu lieu à Islamabad le 11 avril, sans résultat.

Sur le front libanais, deux personnes ont été tuées dimanche par des frappes israéliennes, suite à un raid qui a fait 11 morts, selon le ministère de la Santé, malgré la trêve en cours depuis le 17 avril. L’armée israélienne a également annoncé lundi la mort d’un de ses soldats la veille dans le sud du Liban. Benjamin Netanyahu a affirmé que Donald Trump avait, lors de leur appel téléphonique, réaffirmé « le droit » d’Israël à se défendre sur tous les fronts, notamment au Liban. « Israël a toujours le droit de se défendre. Chaque pays du monde en a le droit », a ajouté Marco Rubio lundi.

Le chef du Hezbollah, Naïm Qassem, a exprimé le souhait que l’accord entre Washington et Téhéran inclue son pays. Cependant, il a également rejeté les négociations directes du gouvernement libanais avec Israël, prévues pour une quatrième session début juin à Washington, et a réitéré qu’un désarmement de son organisation, exigé par les autorités libanaises, constituerait un « projet israélien ».