Tunisie

Préserver l’équilibre de nos écosystèmes.

La biodiversité ne se limite pas au volet écologique, mais s’étend à d’autres aspects de la vie économique et sociale, tels que l’agriculture et le tourisme alternatif. La Tunisie dispose de 41 aires protégées et 41 zones humides de standing mondial, ainsi que de 46 zones de protection des oiseaux.


La biodiversité est aujourd’hui un facteur crucial pour l’équilibre des écosystèmes et de l’environnement. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, son importance ne se limite pas au seul aspect écologique, mais touche également divers domaines de la vie économique et sociale, tels que l’agriculture, la sylviculture, le tourisme alternatif et le développement local.

En effet, la biodiversité est considérée comme un élément fondamental de la stratégie de notre pays, visant à intensifier l’action nationale en faveur de la nature et de l’écosystème d’ici 2030. Cela repose sur la collaboration entre les différents établissements publics, la société civile, ainsi que les structures académiques et scientifiques, tout en incorporant des mécanismes techniques et financiers.

De ce fait, la biodiversité se profile comme un enjeu majeur. Le ministre de l’Environnement l’a récemment confirmé lors d’un colloque national à l’occasion de la Journée mondiale de la biodiversité, soulignant la nécessité d’agir aux niveaux local et régional pour garantir un impact durable tant au niveau national qu’international.

Cette importance est d’autant plus frappante que la Tunisie possède une richesse biologique notable, caractérisée par une grande diversité d’oiseaux, 41 aires protégées, 41 zones humides d’importance mondiale et 46 zones de protection des oiseaux.

Il est à noter que le pays devrait s’appuyer sur une véritable feuille de route pour la période 2025-2030, avec un programme conforme à la Convention internationale sur la biodiversité. Ce programme vise à concrétiser l’accélération des réalisations en collaboration avec le ministère de l’Agriculture dans le cadre du projet de “Ceinture verte”.

Il est également essentiel de considérer les menaces potentielles sur la biodiversité en Tunisie, telles que le changement climatique, la sécheresse et l’élévation du niveau de la mer. Il est impératif d’adopter des approches pertinentes tant dans le secteur agricole que pour la protection des ressources en eau et des côtes, ainsi que de revoir les textes législatifs concernant l’occupation du domaine public maritime.

En conséquence, il convient de se réjouir des nombreuses avancées réalisées, notamment l’élaboration pour la première fois d’une liste rouge nationale des espèces menacées, ainsi que l’évaluation des écosystèmes dans le cadre de la liste rouge des écosystèmes.