Procès Falzone : des témoins affirment que l’accusé ne roulait pas lentement dans le quartier
Paolo Falzone a indiqué ne pas se souvenir des faits et a reconnu avoir effectué des accélérations dans le quartier avant de rentrer chez lui. Le procès reprendra ce mardi 26 mai à 9h00.
Une cousine de Frédéric D’Andrea a raconté avoir été impressionnée par une manœuvre réalisée par Paolo Falzone sur la rue de la Croisette. D’après elle, ce dernier avait roulé plusieurs centaines de mètres en marche arrière à grande vitesse. L’accusé a pour sa part déclaré ne pas se souvenir des événements. L’ancienne commerçante a également mentionné l’avoir vu circuler fréquemment à une vitesse excessive à Maurage. Elle a affirmé : « C’était de l’inconscience, il aurait pu blesser des enfants. »
Une ancienne voisine, qui travaille comme enseignante, a expliqué que plusieurs résidents du lotissement étaient préoccupés par le comportement de l’accusé, surtout la nuit. Elle a fait état de bruits d’accélérations et de crissements de pneus causés par une BMW qui troublaient régulièrement le calme du quartier. Selon elle, Paolo Falzone faisait souvent des tours du carré central du lotissement « à vive allure », sans raison apparente.
Ces incidents ont été enregistrés par plusieurs caméras de surveillance. La témoin a indiqué avoir répondu à un appel à témoins après le drame pour faire part de ces comportements. « Je craignais qu’un accident se produise. Malheureusement, cette crainte s’est réalisée. » a-t-elle expliqué à la barre.
Arrête de rouler comme ça. Un jour, tu vas tuer quelqu’un.
Interrogé sur ces incidents, Paolo Falzone a admis avoir effectué des accélérations dans le quartier avant de rentrer chez lui, précisant qu’il faisait le tour du lotissement pour garer son véhicule en sens de sortie. Le voisin immédiat de l’accusé a également fourni un témoignage particulièrement critique. « Je voulais un endroit paisible pour élever mes enfants et je me suis retrouvé avec un fou du volant comme voisin. » Il a ajouté que les excès de vitesse étaient quotidiens, surtout la nuit, et qu’il avait demandé à plusieurs reprises à Paolo Falzone de ralentir, ce qu’il n’a pas obtenu. Le témoin a raconté qu’après une nuit de pneus qui crissaient, il avait contacté les parents de l’accusé. Selon lui, le père de Paolo Falzone lui aurait rétorqué : « Arrête de rouler comme ça. Un jour, tu vas tuer quelqu’un. »
« Un groupe Messenger avait été créé »
Un autre résident du quartier, policier de métier, a corroboré les inquiétudes des habitants. Il a fait savoir qu’un groupe Messenger avait été constitué entre voisins pour discuter de la situation, et qu’un agent de quartier avait été alerté. Ce policier, de service à Binche lors du drame de Strépy-Bracquegnies, a déclaré avoir été profondément touché par les scènes découvertes sur place. « J’ai eu l’impression de revivre l’attentat de Nice, » a-t-il affirmé, évoquant des victimes au sol et des collègues en larmes.
Le procès se poursuivra ce mardi 26 mai à 9h00.

