Test du RockMow Z1 : Roborock ne lance pas un robot tondeuse AWD efficace.
Roborock commercialise trois modèles de tondeuses robots sous la gamme RockMow Z1 : le Z115 pour des jardins jusqu’à 1 500 m², le Z130 pour 3 000 m² et le Z150, testé ici, pour 5 000 m². Le modèle Z150 dispose d’une batterie de 10 Ah, d’une autonomie annoncée de 200 minutes et d’une largeur de coupe de 24 cm.

Roborock, connue pour ses aspirateurs robots et laveurs sans fil, s’attaque désormais au marché des jardins avec une gamme complète de tondeuses robots, dont le RockMow Z1 qui se distingue comme le modèle haut de gamme. Il se vante d’une transmission intégrale, d’une navigation sans câble périphérique grâce à la combinaison RTK + VSLAM, de six lames sous le plateau, et d’une capacité annoncée de couvrir jusqu’à 5 000 m² par jour. Cela semble prometteur.
J’ai eu l’occasion de tester pendant deux semaines la version Z150, le modèle le plus performant en termes de batterie et de surface recommandée. J’ai également reçu le module PreciEdge en accessoire (que je n’ai pas pu installer pour ce test, mais j’y reviendrai plus loin).
Fiche technique
| Caractéristiques | RockMow Z1 |
|---|---|
| Surface conseillée | Jusqu’à 5 000 m²/jour |
| Capacité batterie | 3 versions, celle testée est à 10 Ah (Z150) |
| Autonomie annoncée | 200 min par charge |
| Temps de charge | 60 min |
| Transmission | 4 roues motrices (AWD) |
| Pente max | 80 % (≈ 39°) en montée/descente droite, 47 % (25°) en travers |
| Obstacles franchissables | Jusqu’à 8 cm (5 cm avec PreciEdge installé) |
| Navigation | RTK pleine bande + VSLAM (Sentisphere) |
| Capteurs | Caméras RGB, détection IA, levage/inclinaison |
| Système de coupe | 6 lames rotatives, disque double-couche anti-colmatage |
| Largeur de coupe | 24 cm |
| Hauteur de coupe | 20 à 70 mm (réglage électrique) |
| Plateau | Flottant + suspension dynamique (doubles ressorts indépendants) |
| Coupe bordure | Jusqu’à 3 cm avec module PreciEdge (option) |
| Antivol | Alarme, géolocalisation 4G, code PIN, compartiment AirTag |
| Connectivité | Wi-Fi, Bluetooth, 4G |
| Étanchéité | IPX6 |
| Dimensions | 661 x 475 x 294 mm |
| Poids | 21,5 kg |
| Garantie | 2 ans |
| Prix indicatif | 3 599 € (Z150) |
Le modèle testé nous a été prêté par Roborock.
Présentation générale : un robot qui mise tout sur la mécanique
Le RockMow Z1 fait partie d’une famille de trois modèles : Z115, Z130 et Z150. Ces trois variantes partagent strictement le même châssis et la même mécanique, seules la batterie et la surface couverte par charge diffèrent.
Le Z115 est destiné aux jardins jusqu’à 1 500 m², le Z130 jusqu’à 3 000 m², et le Z150, que j’ai testé, vise les 5 000 m². À première vue, il est difficile de distinguer les trois modèles : même boîtier, même poids, et sans doute un comportement similaire.

La première chose qui frappe lorsque l’on sort le robot de son carton, c’est sa taille. Le Z1 n’est pas un petit modèle. Avec presque 22 kg et plus de 66 cm de long, il bénéficie d’une garde au sol impressionnante. Sa suspension est remarquable : elle ressemble à celle d’un petit kart, avec un bon débattement et des ressorts indépendants efficaces. En pratique, l’essieu arrière est soutenu par deux ressorts indépendants, permettant à chaque roue de bouger séparément sur un terrain inégal. Ce n’est pas qu’un détail esthétique, j’ai pu le constater lors de mon premier passage sur une zone irrégulière de mon jardin.
À l’avant, deux roues directrices illustrent l’une des spécificités du Z1. Roborock détient d’ailleurs un brevet pour ce système de direction active. Contrairement à la majorité des concurrents qui tournent par différentiel (avec un patinage d’une roue par rapport à l’autre, appelés direction passive), ce robot dirige véritablement ses roues avant grâce à des moteurs dédiés. Les virages sont ainsi plus doux et moins agressifs pour la pelouse, permettant au robot de tracer des lignes plus nettes.

Ce système a un autre avantage : il peut pivoter sans endommager le gazon, contrairement à certains modèles qui laissent des marques circulaires en bout de bande.

Concernant la navigation, Roborock choisit de ne pas utiliser le LiDAR (réservé à la version Z1 LiDAR proposée en parallèle) et opte pour le combo RTK + VSLAM, que la marque appelle Sentisphere. Cela implique l’installation d’une antenne satellite dans le jardin (le RTK pour Real Time Kinematic, qui permet d’obtenir une précision de positionnement au centimètre) couplée à une cartographie visuelle par le biais de caméras (le VSLAM). Cette méthode est similaire à celle adoptée par des marques comme Mammotion ou Segway pour leurs modèles sans fil périphériques.
Le système de coupe se compose de six lames rotatives montées sur un plateau flottant, offrant une largeur de travail de 24 cm. Les lames sont réversibles : le disque inverse automatiquement son sens de rotation pour équilibrer l’usure et prolonger leur durée de vie. Le disque lui-même est à double couche anti-colmatage, ce qui limite l’accumulation d’herbe humide. La hauteur de coupe est réglable électriquement entre 20 et 70 mm via l’application sans avoir à toucher le robot. Cela s’avère pratique pour s’adapter aux saisons sans s’agenouiller à chaque fois.
En matière de sécurité, Roborock a pris soin de la fonction antivol, un aspect appréciable vu le prix. Le robot est équipé d’une alarme sonore qui se déclenche s’il est soulevé ou sorti de son périmètre, d’une géolocalisation 4G en temps réel (avec trois ans de données incluses), ainsi que d’un code PIN pour empêcher l’utilisation non autorisée. De plus, un compartiment dédié à l’intérieur du robot permet d’y glisser un tracker tiers comme un AirTag, accessible en retirant le capot supérieur. Pour un appareil qui passe ses journées à l’extérieur, ces garanties sont judicieuses.
Premières impressions : l’installation et la prise en main
L’installation s’effectue en deux étapes. D’abord, il faut positionner la station de charge sur une surface plane avec un accès dégagé. Ensuite, il faut fixer l’antenne RTK en hauteur, généralement sur un mât ou un point élevé de la maison, pour lui fournir une vue dégagée du ciel. Bien que cette méthode soit efficace, il convient de noter qu’il est légèrement décalé en 2026 de devoir installer manuellement une antenne RTK, alors que des concurrents comme Mammotion ou Segway proposent désormais des solutions sans antenne déportée ou avec antenne intégrée. Roborock propose également une version Z1 LiDAR qui s’en passe, mais à un prix plus élevé. C’est un choix de réduction des coûts évident pour cette version classique.

Une fois l’antenne installée, l’appairage avec l’application Roborock se réalise en quelques minutes. L’interface est familière pour les utilisateurs des aspirateurs Roborock, rendant la prise en main rassurante : les écrans sont clairs et les étapes bien indiquées, même pour les néophytes.
La cartographie se fait ensuite en mode manuel. Un petit bémol subsiste : le mode manuel exige de garder le pouce appuyé en permanence sur le bouton pour maintenir les lames en mouvement. C’est moins fluide que d’autres marques où le mode manuel devient passif une fois lancé. Sur un grand terrain, tourner autour du périmètre devient vite un exercice fatigant pour le pouce. Je conseille de procéder en plusieurs sessions pour observer le robot, identifier les zones sensibles et anticiper les secteurs interdits.

Lors du premier passage, le Z1 démarre de manière méthodique. Il divise le terrain en sous-zones logiques, tond par bandes parallèles, et laisse des lignes nettes dans la pelouse. Le résultat visuel est plutôt satisfaisant, donnant l’impression que la pelouse ressemble à un terrain de foot.

Premier véritable test sur ma pelouse : il termine la zone principale dans un temps très raisonnable. Mon premier retour est qu’il est rapide, bien plus que ce que j’avais anticipé. Là où certains robots avancent lentement, le Z1 enchaîne les bandes à un rythme soutenu, ce qui explique sans doute les 5 000 m² annoncés pour le modèle Z150.
Performances : ce qu’il a vraiment dans les roues
La transmission intégrale n’est pas qu’un gadget marketing. Sur mes zones en pente, il atteint son objectif sans problème, et la direction active des roues avant fait vraiment la différence : pas de patinage contraignant, pas de marques inesthétiques dans le gazon lors des virages.

Roborock annonce une capacité à gérer des pentes allant jusqu’à 80 % (environ 39°). Attention cependant à bien lire la fiche technique : ces 80 % ne s’appliquent qu’en montée ou descente droite. Pour un passage en travers, la limite officielle est de 47 % (environ 25°), ce qui reste très correct pour prévenir les incidents. Sur des dénivelés importants, il monte et descend sans hésitation. J’ai eu un seul appel à l’aide durant l’ensemble du test : il a pris une position périlleuse dans une zone difficile, et j’ai dû le repositionner sur du plat à la main.
Une fois en soutien, il a repris tranquillement son travail. Pour la quantité de surface couverte, c’est un score plus que satisfaisant.

Mieux encore : le Z1 est capable de pivoter sur lui-même sans endommager la pelouse, un réel atout au bout des bandes ou dans des angles serrés, là où beaucoup de robots laissent un cercle de gazon arraché.

Avec ses six lames et une largeur de 24 cm, le résultat est propre et régulier. Concernant l’herbe haute ou irrégulière, il ne pose aucun problème et broie efficacement. Les passages étroits, notamment autour d’un cabanon et entre deux massifs, sont bien gérés : le robot ralentit, se positionne, passe, et ne laisse aucune touffe d’herbe derrière lui. Sur les terrains accidentés, le plateau flottant maintient une hauteur de coupe constante, visible à l’œil nu, évitant les zones rasées trop près des bosses et celles oubliées dans les creux.

Un petit inconvénient noté lors de plusieurs sessions : j’ai parfois retrouvé de fines bandes de gazon non tondues entre deux passages, comme si le recouvrement avait été insuffisant. Ce n’est pas systématique et se produit de manière aléatoire ; un second passage permet de régler le problème.

Concernant les bordures, le module PreciEdge est nécessaire pour une meilleure finition. Sans cet accessoire (vendu séparément), le robot maintient une distance de sécurité raisonnable, mais pas optimale, avec les murs et clôtures. Un passage manuel à la débroussailleuse demeure nécessaire le long des contours. Le module PreciEdge, que j’ai reçu sans avoir pu l’installer pour ce test, promet de réduire la distance à 3 cm des obstacles. Toutefois, il convient de consulter les petites lignes : ces 3 cm représentent une distance hardware, sans garantie de résultat final, et la qualité dépendra de l’état de la pelouse en bordure et des futures mises à jour logicielles.
Un autre compromis à noter : avec le PreciEdge installé, la hauteur d’obstacle franchissable passe à 5 cm au lieu de 8 cm. Si la finition des bordures est essentielle pour vous, il est conseillé de prévoir ce module dans votre budget.
À savoir : si vos bordures sont des limites « ouvertes » (comme une pelouse à niveau égal avec une dalle béton ou une terrasse), il est possible d’adopter une méthode sans le PreciEdge. Lors de la cartographie manuelle, il suffit de diriger le robot sur la limite, moitié sur l’herbe, moitié sur la surface dure. Il coupera ainsi au plus près sans laisser de bande d’herbe résiduelle. Cette technique convient uniquement aux surfaces dures et lisses, elle n’est pas applicable sur du gravier ou des bordures en pierre.

Concernant les nuisances sonores, le Z1 se révèle relativement discret. Bien qu’il ne soit pas le plus silencieux du marché (le Mova LiDAX que j’essaye en parallèle est encore plus silencieux), il est suffisant pour le laisser fonctionner un dimanche matin sans craindre les reproches des voisins.

Mes chiens, par ailleurs, sont parfaitement détectés et évités : les capacités de détection IA et la vision quadruple font leur travail, même avec des animaux en mouvement.
Application : un bon point
L’application Roborock est sans doute l’un des points forts du Z1. Tout se gère à partir de cette application : cartographie, zones interdites, planification horaire, hauteur de coupe, motifs de tonte, mises à jour du firmware, et même la visualisation directement du robot pendant son fonctionnement. L’interface reprend les codes de l’application utilisée pour les aspirateurs Roborock, rendant la prise en main intuitive pour ceux qui connaissent déjà la marque.
La gestion multi-zones fonctionne bien : j’ai pu définir des zones distinctes avec des paramètres différents (hauteur de coupe, fréquence) et tracer des zones interdites autour de mes massifs de plantes fragiles et d’un coin qui ne doit pas être atteint. La détection automatique de la pluie a aussi bien fonctionné lors d’une averse imprévue : le robot a cessé de tondre, est rentré à sa base, et a repris une fois le terrain asséché.
Une fonctionnalité que j’apprécie est le « Mode de protection de la faune », qui met automatiquement la tonte en pause pendant des plages horaires définies pour ne pas déranger la faune nocturne (hérissons, lapins, etc.). Ceux qui ont déjà retrouvé un hérisson blessé par une tondeuse au matin apprécieront cette initiative. Ce mode est paramétrable dans l’application, il suffit de cocher la plage horaire de nuit pour en bénéficier.
Concernant les motifs de tonte, je n’ai testé que le schéma classique en lignes parallèles. L’application permet théoriquement de tracer des motifs personnalisés ou même d’écrire des mots dans le gazon, mais cela paraît davantage comme un gadget que comme une fonction utile au quotidien.
En revanche, plusieurs fonctions sont annoncées mais pas encore disponibles au moment de ce test, ce qui est dommage. Par exemple, le retour vidéo en direct depuis le smartphone. Sur les aspirateurs robots Roborock, il est déjà possible de consulter le flux des caméras à distance pour surveiller ce qui se passe à la maison. Cependant, bien que le robot soit équipé de caméras RGB pour la navigation, cette fonction devrait être introduite via une future mise à jour OTA mais n’est pas actuellement opérationnelle.
Même situation pour la cartographie assistée par IA (prévue pour mai) et la tonte selon motif personnalisé (attendue pour le troisième trimestre), également promises par OTA. Roborock semble réserver de l’espace pour faire évoluer le robot dans le temps, et c’est positif. Mais pour l’heure, il faut accepter d’acheter un produit qui n’a pas encore rempli tout son potentiel logiciel et faire confiance à la marque pour respecter son calendrier.
Entretien et nettoyage : routine simple
L’entretien d’un robot de cette catégorie reste classique. Le plateau et les lames se nettoient sous un jet d’eau ou à l’aide d’une brosse, le robot étant certifié IPX6 (résistant aux projections d’eau puissantes). Un conseil pratique : habituez-vous à retirer manuellement les amas d’herbe coincés sous le plateau après chaque grande session, ce qui évite un effort inutile sur les lames et prolonge leur durée de vie. Les six lames se remplacent facilement et coûtent quelques euros par jeu.

La station de charge, laissée à l’extérieur, résiste bien aux intempéries. Il est cependant conseillé de vérifier de temps en temps que les contacts de charge sont propres : un peu de pollen ou de terre peut réduire la connexion électrique, et il est frustrant de retrouver le robot à plat s’il ne recharge pas correctement sur sa base.

Il est regrettable qu’aucun toit de protection ne soit fourni par défaut avec le robot : pour protéger la station des UV, des feuilles mortes et des excréments d’oiseaux, soit il faut en bricoler un, soit en acheter un en option. À ce niveau de prix, un abri inclus aurait constitué un geste commercial appréciable.
Pour l’hivernage, Roborock recommande de ranger le robot et sa station à l’abri du gel, idéalement avec une batterie chargée entre 50 et 80 %. Il s’agit d’une routine de saison à prévoir, surtout dans les régions aux hivers rigoureux.
Z1 vs Z1 LiDAR : faut-il payer le supplément ?
Roborock commercialise également un Z1 LiDAR qui, comme son nom l’indique, est équipé d’un LiDAR 3D à 360°. Concrètement, ce modèle n’exige plus d’antenne RTK externe : il navigue grâce à son LiDAR associé au VSLAM, simplifiant ainsi l’installation et améliorant la précision dans les zones ombragées ou densément arborées où le signal satellite peut être problématique.

La version classique du Z1, que j’ai testée, est très efficace sur un terrain dégagé avec une bonne visibilité du ciel. Cependant, si votre jardin est rempli d’arbres, comprend des sections proches d’un mur élevé masquant le signal satellite, ou si l’idée d’installer une antenne sur un mât vous déplait, le coût supplémentaire du Z1 LiDAR peut être justifié. Pour des pelouses bien dégagées, en revanche, la version RTK s’avère plus que suffisante à un prix plus abordable.
Prix des trois cylindrées du Z1 : laquelle choisir ?
| Modèle | Surface conseillée | Batterie | Autonomie | Prix indicatif |
|---|---|---|---|---|
| RockMow Z115 | 1 500 m² | 6 Ah | 120 min | 1 999 € |
| RockMow Z130 | 3 000 m² | 7,5 Ah | 140 min | 2 999 € |
| RockMow Z150 | 5 000 m² | 10 Ah | 200 min | 3 599 € |
Les trois modèles partagent exactement le même robot, la même mécanique et les mêmes fonctionnalités intelligentes. La seule distinction réside dans la batterie, et donc la surface couverte par jour.
Retrouvez notre guide des meilleures tondeuses-robots par ici.
Pour aller plus loin
Le guide comparatif des meilleurs robots tondeuses connectés de 2026

