Tunisie

ARP : Examen des projets de loi sur la langue des signes et cumul emploi-retraite

La commission de la santé, des affaires de la femme, de la famille, des affaires sociales et des personnes handicapées a tenu une séance de travail, ce mardi, consacrée à l’examen de la proposition de loi relative à la réglementation des domaines d’adoption de la langue des signes pour les personnes ayant un handicap auditif. Lors du débat, les dispositions de l’article 5 du projet, relatif à la levée de l’interdiction de travailler après l’âge de la retraite pour les bénéficiaires d’une pension, ont focalisé la majorité des interventions des députés présents.


La commission de la santé, des affaires de la femme, de la famille, des affaires sociales et des personnes handicapées a tenu, ce mardi, une séance de travail dédiée à l’examen de la proposition de loi sur la réglementation des domaines d’adoption de la langue des signes pour les personnes en situation de handicap auditif. L’après-midi a été consacré à l’audition des initiateurs d’une autre proposition de loi relative à la prise en charge des retraités.

Lors de la séance matinale, en présence des représentants des initiateurs du projet, les membres de la commission ont débattu des différents articles concernant la langue des signes, prenant en compte les observations et suggestions recueillies auprès des personnes auditionnées lors des sessions précédentes. Les discussions ont notamment examiné la possibilité d’étendre cette initiative à toute personne souffrant d’une perte totale ou partielle de la parole. Cette modification a conduit à une révision du titre du projet de loi ainsi qu’à une clarification de la définition des personnes handicapées concernées.

Les précisions apportées aux concepts ont été au cœur des interventions des députés, qui ont également salué plusieurs dispositions du texte, parmi lesquelles l’obligation pour l’État d’unifier la langue des signes à l’échelle nationale afin d’en faciliter l’intégration dans l’enseignement, les services publics et les espaces publics. Des commentaires sur la formulation ont été abordés pour améliorer la qualité et la lisibilité du texte.

Dans l’après-midi, la commission a auditionné les auteurs de l’initiative législative concernant la prise en charge des retraités. Ces derniers ont précisé que l’objectif de ce texte est de mettre en place une série d’avantages sociaux et culturels au profit des retraités. Cela inclut des réductions sur les tarifs des transports publics, des avantages dans les établissements touristiques, l’accès gratuit aux musées et monuments historiques, ainsi qu’une priorité dans les structures de santé publiques. Le texte prévoit également qu’ils puissent exercer une activité rémunérée tout en percevant leur pension de retraite, afin de préserver leur dignité et de valoriser leur expertise.

Lors des débats, l’article 5 du projet, qui vise à lever l’interdiction de travailler après l’âge de la retraite pour les bénéficiaires d’une pension, a suscité de nombreuses interventions. Certains députés ont souligné l’importance d’abroger toutes les législations qui privent les retraités de leur droit à l’emploi, rappelant que dans d’autres législations, les retraités peuvent travailler tout en recevant leur pension, considérée comme un droit acquis. En revanche, d’autres députés ont fait valoir que les lois actuelles permettent d’exploiter l’expérience et les compétences des retraités dans des domaines tels que l’encadrement, la formation ou le conseil, sous certaines conditions.

De plus, plusieurs intervenants ont plaidé pour une généralisation des dispositions de ce projet de loi à tous les âgés, sans se limiter aux seuls retraités.

En conclusion de cette séance, les députés ont souligné l’importance de cette proposition de loi, qui répond aux attentes d’une large part de la population, et ont appelé la commission à lui accorder l’attention nécessaire pour l’adopter dans les plus brefs délais.